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    ONMT: Le bilan de Sahraoui

    Par L'Economiste | Edition N°:408 Le 25/12/1998 | Partager

    La stratégie de l'ONMT axant sur le marketing direct semble avoir porté ses fruits. 31 contrats de partenariat ont été passés avec les tours operators. Cette stratégie sera reconduite en 1999.


    C'est jusqu'à 23 heures que s'est tenu le Conseil d'Administration de l'ONMT (l'Office National Marocain du Tourisme), le 22 décembre. Il s'agit au fait du troisième CA de cet organisme après 10 ans de silence et du deuxième qui se tient durant le mandat de son directeur général actuel M. Samir Kheldouni Sahraoui. D'aucuns s'attendaient à ce que le départ de M. Sahraoui soit évoqué lors de ce conseil. Même si la question n'a pas été soulevée, il est de plus en plus acquis que M. Sahraoui passe ses derniers jours à la tête de cet organisme et devrait vraisemblablement être remplacé par le représentant de l'ONMT à Paris, donné favori pour sa succession.
    En attendant, M. Sahraoui dresse un bilan d'activité présenté lors de ce conseil qu'il qualifie de "plus que positif". Au plan touristique, le Maroc connaît un regain d'activité. Le nombre d'arrivées de touristes est en hausse de 10,6%.

    Depuis sa nomination, M. Sahraoui s'est attelé à restructurer l'ONMT pour le recentrer sur la promotion, son métier de base. Le budget alloué à cet organe durant l'exercice 1997-98 était de 140 millions de DH (100 millions à titre de subvention de l'Etat et 40 millions en provenance de la taxe de promotion touristique). Il ne change pas pour l'exercice en cours. L'Office a consacré une enveloppe de 20 millions de DH à la publicité institutionnelle, notamment sur les marchés français et allemand.
    "Il s'est acquitté par ailleurs de son endettement vis-à-vis de l'agence Publicis, soit 24,2 millions de DH", ajoute non sans fierté M. Sahraoui.
    Dans la stratégie de la direction de l'Office depuis 1997, la priorité avait été donné au marketing direct. Finie donc la dispersion. Il s'agit de s'adresser aux prescripteurs que sont les TO (tours opérators) et les agences de voyages. L'ONMT a passé 31 contrats de partenariat avec les tours operators (TO) pour un budget de 7 millions de DH. "Une part importante de ce budget a été octroyée au marché britannique. Ce qui a permis une croissance de 73% des nuitées britanniques", selon M. Sahraoui.

    Offre de gérance


    Du côté de l'animation, l'Office y a dédié un budget de 3 millions de DH, au cours de l'exercice précédent en participant aux Festivals d'Asilah, de Rabat, d'Imilchil, des Musiques Sacrées, des Arts culinaires... "En réalité, il faudrait concentrer l'essentiel du budget sur des manifestations d'envergures capables d'attirer les visiteurs", souligne M. Sahraoui. Pour le prochain exercice, l'Office sponsorisera le Festival des Arts Populaires de Marrakech qui marque son retour pour 1999. Il consacre 1 million de DH (hors budget d'animation) qui couvrira le séjour des journalistes et les cachets des artistes.
    Le deuxième volet de la stratégie de l'Office est la gestion. Le recouvrement cette année de la Taxe pour la Promotion Touristique (TPT) à hauteur de 87%, soit 45 millions de DH, fait la fierté des responsables de l'ONMT. Quelque 60 MDH à titre d'arriérées restent à récupérer auprès des hôteliers.

    Reste enfin le problème épineux des hôtels de l'Office. Souhaitant se détacher de cette activité qui ne touche pas directement sa mission, le précédent conseil d'administration avait opté pour un appel à manifestation d'intérêt visant la gérance libre de ces hôtels. Cet appel a été réalisé. Il s'en est suivi des offres de gérances examinées avec le Ministère de la Privatisation qui couvraient la totalité du parc de l'ONMT. "Pour des raisons réglementaires, l'Administration de tutelle a opté pour un examen plus approfondi de la question avec le Ministère de la Privatisation en vue d'un retrait de ces établissements de la liste des entreprises privatisables, indique M. Sahraoui, ces mesures sont en cours d'examen par le gouvernement". En attendant, ces hôtels coûtent 25 MDH par an à l'ONMT.

    Badra BERRISSOULE

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