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Courrier des Lecteurs

"Les sociétés de crédit ont de plus en plus de mal à éponger leurs impayés"

Majid Bennani Smires, administrateur-directeur général de Crédor

Par L'Economiste | Edition N°:742 Le 07/04/2000 | Partager

. Le système des revendeurs agréés a été à l'origine du surendettement des ménages
. Les règles prudentielles de provisionnement doivent être sévères
. Calcul du TEG: Une nouvelle étude sera lancée en avril, conjointement avec les autorités de tutelle

- L'Economiste: Le crédit à la consommation vient de vivre un premier exercice de recul de production. Pensez-vous que cela soit essentiellement lié à la baisse du TEG?
- M. Majid Bennani Smires:
Effectivement, le secteur a vécu une pause durant l'année 1999. Cet essoufflement est lié à une révision des circuits de distribution des crédits. Les sociétés ont décidé de prendre les choses en main en axant leur stratégie commerciale sur le prêt direct, à travers leur propre réseau d'agences. Nous avons constaté que le surendettement provenait essentiellement du circuit des revendeurs agréés qu'on n'arrivait plus à contrôler à un moment donné. Ceci ne veut pas dire pour autant que le système des revendeurs est condamné. Cependant, l'avenir est dans les moyenne et grande distributions.
Quant à la problématique du TEG, j'estime qu'elle relève davantage d'une fixation. A mon avis, le véritable problème du secteur est le surendettement des ménages. Commençons d'abord par nous attacher à examiner sérieusement, par des études approfondies, l'étendue du phénomène du surendettement. Et une fois identifiée, prendre les mesures appropriées pour y remédier à l'image de ce qui se fait dans les pays européens.
Il est clair que la baisse des taux d'intérêt bancaires n'induit pas automatiquement une croissance de l'investissement. Les statistiques bancaires sont là pour le prouver. La baisse du TEG n'est pas non plus une solution au surendettement. Il faut plutôt éradiquer les causes du surendettement par des moyens légaux ou réglementaires et par des procédés techniques. Je pense notamment à la fixation des taux d'endettement maxima pour les salariés des secteurs public et privé; à l'amélioration de la gestion des remboursements des crédits et à la mise en place de fichiers positifs ou négatifs des clients. Tout ceci doit concourir à maîtriser et soutenir la distribution des crédits tout en préservant la capacité financière des emprunteurs.

- Toujours est-il que les professionnels ne cessent de proclamer qu'un TEG à 15% met en péril l'existence de plusieurs entités. Où en sont les négociations avec les autorités de tutelle pour la révision du mode de calcul?
- L'APSF (Association Professionnelle des Sociétés de Financement) avait commandé une étude au cabinet Price Waterhouse sur la base de données chiffrées dont les résultats ont été rendus publics fin 1999. Seulement, les recommandations de ce travail n'ont pas convaincu les autorités de tutelle. Après plusieurs réunions de travail entre les deux parties, il a été convenu de lancer conjointement une nouvelle étude détaillée sur la base d'un échantillon d'entreprises de taille différente et tenant compte des chiffres 99. Une commission technique sera constituée incessamment et les travaux seront lancés courant avril. D'ici fin juillet, un projet de plate-forme et des propositions concrètes seront soumis à l'approbation du ministère.

- Le projet de centrale de contentieux n'est toujours pas sur pied. Quelles sont les véritables raisons de ce blocage?
- Il s'agit surtout de résistances psychologiques. Plusieurs sociétés de crédit considèrent que leurs bases de données sont sacrées. L'idée de les ouvrir au public ne les enchante pas vraiment. Mais je reste optimiste et je pense que ce genre de difficultés n'est pas insurmontable.

- A l'examen des bilans 99 des sociétés de crédit, il ressort que presque toutes ont opté pour une politique de provisionnement de plus en plus rigoureuse. Est-ce la solution pour faire face aux difficultés que vit le secteur?
- Ce n'est pas vraiment une réaction. Le provisionnement cette année a plusieurs explications. C'est avant tout une mesure de prudence des sociétés vis-à-vis des créances malsaines. Surtout que, dans le cadre de la nouvelle convention avec la DRPP (Direction de la Rémunération et du Paiement des Pensions), il y a eu un changement au niveau des modes de prélèvement. Les sociétés de crédit sont porteuses d'un passif d'impayés de plus en plus difficiles à éponger. Ces créances seront désormais couvertes par des provisions appropriées qui constituent en même temps une richesse pour les entreprises. J'attire l'attention également sur la nécessité d'accélérer la mise en place, par les autorités de tutelle, des règles prudentielles pour le provisionnement. Et plus ces règles seront sévères, mieux ce sera pour le secteur.

- Crédor n'a pas échappé à la règle. Comment la société a vécu l'exercice 99 et quelle est votre stratégie à venir?
- Notre activité commerciale a été certes ralentie par les difficultés conjoncturelles et réglementaires, mais aussi par le choix d'une plus grande sélectivité de nos opérations de crédit. Nous avons énormément investi en moyens humains, commerciaux et technologiques car ce sont aujourd'hui des atouts déterminants pour notre avenir. Notre stratégie de développement est basée sur l'innovation avec le lancement de nouveaux produits et avec le recours à des moyens de refinancement élargis au marché financier. Nous continuerons notre politique de maîtrise du risque, de contrôle rigoureux de nos coûts de fonctionnement et surtout de notre communication de transparence vers notre clientèle.

Propos recueillis par Hanaâ FOULANI & Yousra MAHFOUD


La réaction du marché a été trop sévère


A l'image de tout le secteur, le titre Crédor a été sévèrement sanctionné par le marché boursier. Pour M. Majid Bennani Smires, "les récentes décisions des autorités de tutelle ont eu pour conséquences la baisse de la capitalisation boursière des sociétés cotées et la désaffection des épargnants vis-à-vis d'un secteur jugé abusivement risqué". Ce dernier estime tout de même que le marché a réagi d'une manière trop sévère. Son explication: "Durant les trois dernières années, le secteur a obéi à la spirale des augmentations des cours de bourse. La croissance était là. Actuellement, je pense que le niveau de rémunération exigé par le marché est trop pénalisant. Avec le retournement passager de la conjoncture, les chiffres reviennent à des niveaux adaptés aux engagements des sociétés cotées".

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