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    Economie

    Prospective énergétique Maroc 2030
    A-t-on les moyens de notre croissance?

    Par L'Economiste | Edition N°:2296 Le 13/06/2006 | Partager

    . Le développement suppose de gros besoins en énergie . La facture pèse déjà lourd. Le nucléaire, option à ne pas écarterQuelle politique énergétique pour le Maroc pour les deux prochaines décennies? De quelle énergie aura-t-il besoin ? Comment sortir de la dépendance vis-à-vis de l’extérieur ? Quel avenir pour le nucléaire dans le Royaume(1)? On le sait, le Maroc n’a pas de pétrole et importe 95% de ses besoins en cette matière. Sa facture énergétique pèse lourdement sur ses équilibres économiques et financiers et ses achats de pétrole représentent 20% des importations globales. Cette situation a tendance à s’aggraver dans les prochaines années puisque l’on estime, qu’en 2030, la consommation énergétique devrait atteindre un niveau équivalent à la moyenne internationale actuelle. En d’autres termes, la consommation sera de l’ordre de 60 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP). Soit donc quatre fois le niveau de consommation actuelle. C’est ce qui fait figurer l’énergie dans la prospective 2030 parmi les secteurs extrêmement importants et prioritaires. «Elle n’est pas seulement un facteur de production, une ressource, mais c’est également un moteur de la croissance et du développement humain», dira à L’Economiste, Ahmed Lahlimi, Haut-commissaire au plan. Il est vrai que «le Maroc se situe dans un contexte aujourd’hui instable avec une vision douteuse». Et par conséquent, il se doit de faire l’inventaire de son potentiel de développement et de ce que seront le marché et les technologies de demain. D’autant plus que «les besoins en énergie vont augmenter parce que le pays vise un taux de croissance élevé et un développement humain durable d’une grande envergure». Pratiquement, cela veut dire qu’il faut de l’énergie pour tous, pour développer les PME/PMI, pour être compétitif… Selon Lahlimi, des ressources aujourd’hui inexploitables, parce que leur exploitation reste encore coûteuse, vont devenir à un moment concurrentielles et donc il faut que le Maroc s’inscrive non seulement dans le présent mais également dans l’évolution aussi bien des besoins que des sources d’approvisionnement en énergie. En tenant donc compte du potentiel des énergies alternatives au pétrole, des meilleures conditions d’approvisionnement et des meilleures utilisations de ses rapports dans la région et dans la Méditerranée, le Maroc devrait, à n’en point douter, être à l’abri d’une trop grande dépendance, estime Lahlimi. Pour réussir sur cette voie, le Royaume «mise, en premier lieu, sur les effets d’une politique de réforme institutionnelle du secteur et de libéralisation du marché énergétique», affirme encore Lahlimi. Ce dernier a rappelé que déjà l’opérateur public, en l’occurrence l’Office national de l’électricité (ONE), ne contribue plus, aujourd’hui, que pour 32% dans la production d’électricité.Il y a aussi le charbon qui reste une source d’énergie alternative. Le Maroc en consomme actuellement 5,3 millions de tonnes dont 81% par les seules centrales électriques. L’Europe a d’ailleurs amorcé un retour vers les centrales à charbon. Son coût, moins élevé que celui de la plupart des autres sources d’énergie, en fait une alternative possible pour réduire la facture pétrolière.. Positionnement sur le créneau nucléaireReste encore l’énergie nucléaire, qui fait, actuellement, l’objet d’un large débat. Le nucléaire n’a jamais été une option à écarter, le Maroc disposant des compétences nécessaires et devant continuer à en former. Le positionnement sur le créneau du nucléaire s’est amorcé avec la mise en place du Centre national des études, des sciences et des techniques nucléaires (Cnesten) et la finalisation, en cours, des autorisations pour le démarrage du Centre nucléaire de la Maâmora. On a aussi soulevé l’exploitation des schistes bitumineux. Selon de nombreux experts marocains et étrangers, les gisements identifiés sur le territoire marocain peuvent avoir des rendements bien plus importants que ceux de sables bitumineux. Par conséquent, tout en tenant compte de l’évolution des technologies et au vu de l’état d’avancement de la recherche, ces ressources seront exploitables comparativement avec les coûts des autres ressources qui ont tendance à augmenter de plus en plus.


    Parc électrique

    La puissance totale installée du parc d’électricité a été en 2005 de l’ordre de 5.283 MW contre 4.621 en 2004 et 4.420 en 2000. Le parc est composé essentiellement de centrales thermiques totalisant une puissance de 3.561 MW, de centrales hydrauliques (1.273 MW), d’une station de transfert de l’énergie par pompage (463 MW) et d’un parc éolien (54 MW). L’énergie totale appelée a enregistré en 2005 une progression de 8,8% par rapport à 2004 atteignant 19.509 GWH. La demande est couverte par l’ONE (32%), la concession de Jorf Lasfr (49%), la station de Tahaddart (14%) et par les échanges avec l’Espagne et l’Algérie (4%).Jamal Eddine HERRADI--------------------------------------------------------------------------(1) Le thème a été débattu le week-end dernier lors d’un séminaire organisé par le HCP

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