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    Présidence tchèque sous la menace d’une crise du gaz

    Par L'Economiste | Edition N°:2931 Le 30/12/2008 | Partager

    . La Russie compte de suspendre ses livraisons à l’Ukraine le 1er janvier. Un quart du gaz consommé dans l’UE est acheté à la RussieLa République tchèque, qui va assumer la présidence tournante de l’UE le 1er janvier avec la sécurité énergétique comme grande priorité, aborde son mandat sous la menace d’une crise gazière avec la Russie.Le pays suit étroitement les derniers développements de la guerre du gaz entre Moscou et Kiev car il lui reviendra de gérer les répercussions pour les pays européens en cas de suspension de livraison, a déclaré cette semaine le vice-Premier ministre tchèque Alexandr Vondra en assurant que Prague était prêt à ce «test d’endurance».Les dirigeants tchèques se sont efforcés ces dernières semaines de calmer les craintes sur leur capacité à prendre le relais de la France à la tête de l’UE dans un contexte global de crise et après une présidence française omniprésente.La succession ne s’annonce pas des plus faciles pour le Premier ministre libéral Mirek Topolanek, alors que l’image de son pays pâtit à Bruxelles des positions eurosceptiques du président Vaclav Klaus et que le président français Nicolas Sarkozy ne semble guère disposé à abandonner son «job» de président en titre de l’UE.«Moscou qui a toujours joué sur les divisions de l’Europe, notamment en matière énergétique, pourrait tester Prague d’emblée avec la question du gaz ukrainien», note un observateur local.La Russie menace depuis plusieurs jours de suspendre ses livraisons de gaz à l’Ukraine le 1er janvier si Kiev ne règle pas «jusqu’au dernier rouble» ses arriérés de paiement, évalués à plus de deux milliards de dollars.Hier, le géant gazier russe Gazprom a réitéré ses engagements envers l’Europe malgré la crise du gaz avec l’Ukraine, a indiqué hier lundi le groupe dans un communiqué à l’issue d’une réunion extraordinaire du conseil d’administration. Mais, le PDG de Gazprom, Alexeï Miller, a d’ores et déjà prévenu que l’Ukraine, sur le territoire de laquelle transite 80% du gaz russe consommé en Europe, pourrait voler du gaz destiné aux Européens dans le cas d’un «scénario défavorable».Environ un quart du gaz consommé dans l’UE est acheté à la Russie et transite pour l’essentiel par l’Ukraine. Lors de la précédente crise russo-ukrainienne survenue en janvier 2006 par période de grand froid, plusieurs pays européens, dont l’Italie, la Roumanie et la Slovaquie, avaient souffert d’un déficit de gaz.En cas de crise, une des difficultés pour «un petit pays européen» comme la République tchèque, de surcroît issue de l’ancienne zone d’influence du Kremlin, sera de se faire entendre du géant russe, a récemment reconnu le vice-Premier ministre Vondra lors d’une rencontre avec la presse étrangère. Synthèse L’Economiste

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