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    Société

    Pour ou contre l’arabisation

    Par L'Economiste | Edition N°:2863 Le 18/09/2008 | Partager

    Voici le courrier que nous a envoyé Abdelhaq Tazi, ancien ministre et membre de l’Istiqlal, à propos de notre éditorial du mardi 9 septembre 2008. Nous avons supprimé les parties qui étaient des insultes.J’ai l’insigne honneur de faire partie de la «poignée» des conseillers qui ont déposé il y a plus de neuf ans la proposition de loi sur l’arabisation de la Fondation publique, et de la vie publique.De quoi s’agit-il? Tout simplement d’appliquer la Constitution ! qui dit que le Maroc est un pays musulman dont la langue officielle est l’arabe.Ce n’est pas «un combat d’arrière-garde» comme le prétend (…) et (…) d’une langue étrangère, mais un combat de fond mené par l’Istiqlal depuis la lutte pour l’indépendance et pour la réhabilitation de notre culture et de notre identité nationale, que le colonialisme a tenté d’anéantir durant l’occupation militaire de notre pays.Le peuple a tranché cette question en décembre 1962 (référendum sur la Constitution).Pas d’amalgame, il ne s’agit pas de langue naturelle, mais de langue officielle.Les combats d’arrière-garde oui, il y en a eu. Mais ils ont été le fait du parti de la France d’alors, juste après l’indépendance. Ce parti a voulu punir l’Istiqlal d’avoir exigé de la France le préalable du retour du Roi Mohammed V avant toute négociation et donc de lui avoir fait perdre le Maroc. Les noms les plus célèbres de ce parti ont été Guedira et le général Oufkir de triste mémoire, qu ont tout fait pour bloquer l’application de la loi suprême, pas seulement en matière de langue et de culture, mais aussi et surtout de démocratie.Le peuple marocain et son jeune Souverain ont pu redresser la barre côté démocratie.Il leur revient maintenant et avant qu’il ne soit trop tard de ramener le pays à une situation normale : redonner la prééminence à la langue officielle et à l’humanisme marocain, comme cela se passe dans tous les pays normaux, tout en encourageant l’apprentissage de toutes les langues étrangères utiles à notre développement: français, espagnol, anglais, comme l’a d’ailleurs toujours préconisé l’Istiqlal. J’ajouterais aussi, par les temps qui courent, le mandarin, non seulement pour faire plaisir à notre éditorialiste qui est en retard de 15 siècles sur l’Histoire, mais pour suivre les préceptes du Prophète Sidna Mohammed (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur Lui) qui exhortait les musulmans à acquérir la science même en Chine.Quant aux Arabes, et à leur langue -qui est, rappelons-le, la langue du Coran- leur contribution au progrès de la pensée humaine universelle et aux sciences parle pour eux et n’ont pas besoin de moi pour les défendre.Rappelons simplement à notre (…) qui a étalé (…) que ce sont nos frères d’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis et du Koweït que nous avons trouvé à nos côtés en ces temps de crise énergétique et alimentaire. Au nom du peuple marocain qu’ils en soient remerciés. C’est d’ailleurs grâce à eux que la langue arabe est devenue une langue officielle à l’Organisation des Nations unies. C’est ainsi que cette langue n’est pas uniquement réservée à «communiquer exclusivement avec les Arabes», mais avec les représentants de tous les peuples du monde.Si nous voulons que nos produits soient exportés dans les pays du Pacte d’Agadir et dans les autres pays amis, faisons preuve d’un peu d’humilité et surtout soyons nous-mêmes et sûrs de nous-mêmes. Nous n’en serons que plus respectés par nos partenaires dans ce monde globalisé.Quant à (…) je le renvoie à l’adage populaire -donc à la sagesse: celui qui renie ses origines est un mécréant.


    NDLR
    Ne remuons pas le fer dans la plaie: chacun sait, et le regrette fort, le mal qui est advenu à cause de l’arabisation faite sous la pression de l’Istiqlal dans les années 80. D’ailleurs, avec une prudence tout à fait compréhensible, les hauts responsables de ce parti à l’époque avaient placé leurs enfants dans les écoles françaises. Doit-on, comme le fait Abdelhaq Tazi dans son courrier, les insulter, parce qu’ils ont fait preuve de réalisme pour l’avenir de leurs enfants? Dans les années 80, la différence entre le langage politique officiel et la réalité des pratiques familiales avait d’ailleurs valu de sévères condamnations par l’opinion publique, et ce parti historique a dû fournir d’immenses efforts pour se laver de cette accusation d’hypocrisie et arriver aujourd’hui là où il est. Pourquoi reprendre, aujourd’hui, le chemin de cette si nuisible hypocrisie?Enfin, nous devons souligner auprès du conseiller Tazi, qui fut ministre du Plan et qui devrait être au fait des réalités économiques de notre pays, que malgré tous les souhaits que l’on peut formuler, ce n’est pas en arabe que se fait le commerce avec les pays de l’accord d’Agadir, mais bien en français et en anglais. Et pour couronner le tout, le montant du commerce avec ces pays est bien loin de valoir ce que le Maroc réalise avec la France. Il est bien surprenant qu’un conseiller, avec le passé politique qu’a Abdelhaq Tazi, ne le sache pas!
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