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    Courrier des lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:2863 Le 18/09/2008 | Partager

    Fatwa du mariage à 9 ans: Vos réactions
    . ScandaleuxIl faut sanctionner sévèrement ce genre de fatwa et interdire les sectes. Le Maroc suit le rite Malékite.T. I.. Fatwa des pédophilesLe Maroc est gouverné par la loi et non par la fatwa. Ce pédophile doit se faire arrêter. Une gamine de 9 ans va à l’école et joue avec les enfants de son âge.C. N.. Je n’ai plus rien à direSi cet homme était dans n’importe quel autre pays, il aurait été condamné à un minimum de 25 ans de prison. Comment quelqu’un sain d’esprit peut-il émettre une opinion de ce genre? Je n’ai plus rien à dire car j’ai une fille de 9 ans et cela me fait mal au cœur.B. G.. HorribleAvec tout mon respect, je dois reconnaître qu’il s’agit d’une pratique de pédophile que de sacrifier un enfant de cet âge. Car il s’agit bien d’un enfant..!! C’est horrible. Quel âge a-t-il ce monsieur car je suis allé sur le site, mais il me semble que la fatwa a été retirée.A. P.. Nuire à la religionCe mufti a d’ailleurs la gueule d’un loup. C’est dingue ce qu’il raconte. Acceptera-t-il de marier sa fille de 9 ans s’il en a? Ou aime-t-il parler de filles ou de femmes des autres? Cet énergumène ne peut être rapporteur de bien. Il mérite insultes et châtiments. Il vient de nuire à notre religion l’Islam comme ne l’auraient pas fait un million d’athées réunis.A. A.. Légitimer la pédophilieCe mufti doit forcément regagner l’école primaire pour lui inculquer un socle d’apprentissage de base de l’éducation sexuelle. Une fille de 9 ans ne peut pas avoir de menstruations: donc elle est encore enfant et vit toujours dans un cadre d’innocence. On peut souffler doucement à l’oreille de ce soit-disant alem pour lui dire qu’il ne faut pas se cacher derrière la religion pour faire de la propagande à la pédophilie et par conséquent chercher à la légitimer religieusement. Il faut bien chercher dans l’histoire personnelle de ce monsieur pour découvrir les origines de son penchant.I. I.. La loi et le ConseilLe mufti en question ne parle que pour lui-même. Nous avons un Conseil des Oulémas qui traite de ce genre de questions; ce Conseil devrait le poursuivre pour empiétement sur leur domaine de compétence. Ensuite, il devrait être poursuivi devant la justice par le même conseil pour atteinte à la religion islamique et pour insulte à la communauté islamique au même titre que les Danois qui font prévaloir la liberté d’expression pour calomnier tout un peuple. Enfin, nos avocats devraient avoir le sens civique pour le traîner devant la justice pour incitation à l’anarchie et au non-respect de la loi qui définit l’âge minimum requis pour le mariage d’une fille au Maroc.L. B.. N’est pas mufti qui veutEn principe, la fatwa relève du domaine des Oulémas qui ont une organisation. La fatwa ne tomberait-elle pas sous le chef de l’usurpation de fonction? Mais il existe une question de fond. Dans quelle mesure, un mufti, un vrai cette fois-ci, pourrait émettre des fatwas contraires à la loi? Cette question est inévitable dès lors que coexistent deux ordres juridiques parfois incompatibles: la constitution proclame la primauté de la loi et en même temps que l’Islam est religion d’Etat. Ce dernier devait éclaircir les choses et prendre des choix clairs. L’ami de tous est souvent l’ami de personne. L’Etat est critiqué par les islamistes et les modernistes. Les premiers ont au moins le mérite de la clarté.M. A.

    Enfin, la loi pour le consommateur

    . Consommateur responsableLe texte de loi aura fini par battre des records historiques. Il vient de passer le cap du conseil du gouvernement et c’est une première étape non négligeable. Reste que lorsque la loi sera promulguée, c’est tout un travail qui va démarrer surtout au niveau des mentalités. Il ne faut pas l’oublier, la consommation est un tout. Commençons par régler par exemple l’hygiène et la salubrité. De même, une machine ne peut fonctionner toute seule car malgré tous les efforts, sans un consommateur responsable et conscient des enjeux, le pays n’ira pas très loin. A. O.. La boucle est boucléeLa loi est là pour protéger le consommateur. Celui-ci doit être en mesure d’y participer et de remuer les textes. Il ne reste plus qu’à mener un combat contre les usurpateurs.R. D.. Qui sème le vent récolte la tempêteProtéger le consommateur marocain c’est protéger tous les Marocains. Car, à tout instant, le vendeur d’une «cochonnerie» devient l’acheteur de la «cochonnerie» d’un autre. C’est pour cela que l’appareil de l’Etat doit être assez dynamique et doté de tous les moyens pour protéger tous les Marocains, riches ou pauvres, ruraux ou urbains, femmes et hommes, vieux et bébés. Toutes les taxes et toutes les dépenses qui vont dans ce sens sont justifiées d’avance car le coût médical et social serait encore plus lourd à gérer.K. I.. Pouvoir d’achatLa protection du consommateur marocain doit d’abord commencer par lui donner les moyens de décider, et cela à travers le pouvoir d’achat. Ensuite mettre en place un arsenal juridique efficace, capable de prendre des décisions rapides et catégoriques pour taper fort sur ceux qui ne respectent pas la loi, sans exception ni sélection.L. B.


    Arabisation: Pour ou contre

    . S’attaquer aux vrais problèmesPour le moment, ce n’est pas une nécessité. Au contraire cela va perturber toute l’administration marocaine et créer d’autres dépenses inutiles. A mon avis, il s’agit d’une simple démagogie politique ni plus ni moins. L’intérêt de toute une nation l’emporte sur celui d’un parti politique. Il faut s’attaquer aux vrais problèmes et laisser les pseudo guerres de côté.R. I.. Langue maternelleCe que je ne comprends pas dans l’intervention de certaines personnes, c’est qu’elles mélangent arabisation, ouverture sur d’autres langues et niveau de l’éducation nationale. Premièrement, le Maroc est le dernier du classement des pays arabes dans le domaine de l’éducation nationale, bien que la majorité de ces pays ait choisi un système beaucoup plus arabisé. Donc il faut arrêter de considérer l’arabisation comme la cause de tous les malheurs de notre chère école. Deuxièmement, la plupart des pays du monde ont commencé par donner la priorité à leur langue maternelle, car c’est le ciment de leurs cultures, sans bien sûr négliger l’importance d’autres langues. Par exemple, il est inconcevable de trouver un document administratif en France écrit dans une autre langue que le français. Ces pays, contrairement à nous, ont bien compris l’importance de protéger leur langue maternelle, en l’occurrence leur identité, dans un monde où l’anglais s’impose chaque jour plus.M. P.. La langue de Molière appartient à l’humanitéPas d’accord: la langue de Molière appartient à l’humanité et comme les Québécois, les Suisses, les Belges, et bien d’autres… je dis que le français n’a rien à voir avec la France et fait désormais partie de notre culture. Mes enfants sont nés en France et parlent très mal l’arabe, pourtant ils revendiquent leur origine marocaine, et ne sont jamais plus heureux qu’au «Pays». Pourquoi vouloir suivre les extrémistes qui refusent notre bilinguisme?M. P.. Ni pour ni contreL’enseignement de la langue a massacré nos élèves. Français et arabe, tous deux baignant dans une médiocrité et une nullité d’apprentissage absolument inimaginables. Donc oui pour apprendre quelque chose, mais bien. Pourquoi pas l’arabe, à condition de bien maîtriser d’autres langues. Quant à l’arabisation de l’administration, on en fait un plat tout réchauffé comme si c’était la première priorité du pays. Arabiser l’administration c’est la renfermer encore plus qu’elle ne l’est déjà.M. E.. Pour l’égalité des chancesJ’aurais été d’accord avec cette idée si elle avait été proposée par des gens honnêtes auxquels nous pouvons faire confiance. J’aimerais tant voir mon pays se développer en utilisant sa propre langue, encourager la traduction et même promouvoir l’arabe à l’étranger pour faire connaître aux autres son histoire. Mais… désolés Messieurs les Istiqlaliens, nous savons que vous ne voulez qu’élargir le fossé entre vos enfants issus de la mission française et les nôtres obligés d’étudier à l’école publique. Je suis pour l’égalité des chances.H. A.. La langue n’a pas besoin de protecteurLa langue arabe n’a pas besoin de protecteur. C’est la langue du Coran, elle est protégée et elle le restera éternellement. L’administration marocaine n’a pas besoin de changer de langue mais d’efficacité, de modernisme, de rapidité, et de rigueur. En effet, le législateur doit se pencher sur la mise en place de méthodologies rationnelles, rentables et raisonnables. Il faut penser à la mise à niveau de l’individu et du citoyen marocain pour qu’il soit à la hauteur de ses responsabilités présentes et futures.R. Q.. Les leçons du passéLe regretté Roi Hassan II avait dit -agacé par les partisans de l’arabisation- que ces derniers envoyaient leurs enfants dans les missions étrangères. Pendant le protectorat, les mêmes envoyaient leurs enfants aux écoles du protectorat et disaient que ceux qui le font étaient des traîtres ou des impies. L’objectif est le même: ouvrir les portes de l’élite à leurs enfants et la fermer aux autres. Au passage, ils embrigadent des partisans de bonne foi attirés par le romantisme du slogan mais aveugles à la réalité. Mais il y a une évolution: de plus en plus de gens sont conscients des problèmes de l’arabisation et du discours hypocrite d’une partie de l’élite. En conclusion, une autre saillie du regretté Hassan II, adversaire acharné de l’arabisation qui lui a été finalement politiquement imposée: «L’analphabète est celui qui ne connaît que sa langue maternelle».S. E.

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