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Pontificat peu aisé pour Benoît XVI

Par L'Economiste | Edition N°:2005 Le 22/04/2005 | Partager

. Il aura la lourde tâche de redresser une Eglise catholique fragilisée. L’élection d’un conservateur a suscité des réactions différentes Le cardinal allemand Joseph Ratzinger, chef de file des conservateurs, a été élu pape, le 19 avril, soit 17 jours après la mort de Jean-Paul II. Il a pris le nom de Benoît XVI, devenant ainsi le huitième pape allemand de l’Histoire et le premier depuis près de 500 ans.Apparu souriant sur le balcon de la basilique Saint-Pierre, le 19 avril, le théologien gardien de la doctrine, âgé de 78 ans, a été applaudi et longuement acclamé par quelque 100.000 fidèles en liesse. Pour succéder au Polonais Karol Wojtyla, le nouveau chef de 1,1 milliard de catholiques a dû recueillir au moins deux tiers des voix des 115 cardinaux électeurs venus de 52 pays et enfermés, depuis le 18 avril, dans la chapelle Sixtine au Vatican.La forte personnalité de Joseph Ratzinger, doyen des cardinaux, avait dominé la période préparatoire qui a précédé le conclave, marquée par 12 congrégations générales. Champion du camp conservateur, préfet sortant de la congrégation pour la doctrine de la foi, il est l’un des rares à avoir l’expérience des deux précédents conclaves en 1978. Le cardinal Ratzinger était présenté comme le mieux placé pour succéder à Jean-Paul II, dont il était proche.Son intransigeance doctrinale rassure l’aile conservatrice pour laquelle Jean-Paul II était allé trop loin dans la repentance de l’Eglise concernant son histoire et dans le dialogue avec les autres religions. Mais elle rebute ceux qui souhaitent une Eglise sachant concilier affirmation des dogmes et dialogue avec la société.L’élection de Joseph Ratzinger, originaire de Bavière, a suscité beaucoup de réactions diverses. SM le Roi Mohammed VI lui a envoyé un message de félicitations à l’occasion de son accession à la charge suprême de chef de l’Eglise catholique au Vatican. «Je suis convaincu que vous allez y consacrer toute votre énergie pour le plus grand bien de la chrétienté, ne ménageant aucun effort pour promouvoir les valeurs de paix et de concorde, et répandre la culture du dialogue interreligieux».Le chancelier allemand Gerhard Schroeder, quant à lui, a salué l’élection de son compatriote en déclarant que «c’est un grand honneur pour l’Allemagne». De son côté, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a félicité Benoît XVI, 265e pape, estimant qu’il «apporte une très grande expérience à cette fonction élevée».Mais l’élection du cardinal allemand ne fait pas que des heureux. Dans beaucoup de pays, des catholiques contestataires ou progressistes, déçus, ont émis des critiques, tout comme des protestants, dont certains en France ont dit craindre un coup d’arrêt à l’oecuménisme. L’Amérique latine notamment, qui abrite près de la moitié des catholiques (49,8%) du monde, espérait un pape plus progressiste. Enfin, spécialistes du sida, militants des droits des femmes ou des homosexuels, entre autres, ont regretté le choix d’un pape conservateur sur les questions de moeurs.Le nouveau souverain pontife va avoir désormais la lourde tâche de succéder à Jean-Paul II, le premier pape de la mondialisation dont l’extraordinaire charisme a masqué la fragilité de l’Eglise catholique dans un monde en mutation.Synthèse L’Economiste

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