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    Polymédic lance des travaux d'extension

    Par L'Economiste | Edition N°:35 Le 25/06/1992 | Partager

    Polymedic, le numéro deux de l'industrie pharmaceutique au Maroc lancera cette semaine l'extension de son unité de production. Les travaux d'extension des locaux de fabrication et de stockage lui permettront d'augmenter sa capacité de production de 60%.

    L'investissement total qui englobe aussi bien la construction de nouveaux bâtiments que l'importation de matériel sera d'environ 65 millions de Dirhams (environ 12,1 millions de Deutshmarks). Il sera financé à hauteur de 50% par autofinancement. La société a récemment procédé à une augmentation de son capital social qui est passé de 18.870.000 Dirhams à 33 millions de Dirhams. Les 50% restant seront financés par leasing et par crédit à moyen terme.

    Outre l'agrandissement des bâtiments sociaux, de la zone de fabrication des produits solides et liquides non stériles, de l'atelier de maintenance et du magasin de stockage, Polymédic se dotera d'un nouveau bloc stérile qui d'après M. Chawki, Directeur Général de Polymédic, "sera le plus grand du Maroc".

    Cette extension "normale" en raison de l'évolution du marché vise un double objectif.

    Caractérisée par des mutations technologiques rapides et en constante évolution avec des normes internationales de fabrication et de sécurité de plus en plus exigentes, l'industrie pharmaceutique impose la révision périodique des procédés de travail, d'organisation et des équipements.

    Il est donc "impératif" selon M. Chawki, "de s'adapter aux mutations du secteur si l'on veut produire en respectant les normes internationales". Cette exigence est d'autant plus importante que la "majorité des produits pharmaceutiques fabriqués au Maroc le sont sous licence. Celles-ci sont accordées par de grandes sociétés pharmaceutiques étrangères qui, soucieuses de préserver leur image de marque, procèdent à une rigoureuse sélection concernant le choix de l'entreprise qui les représentera".

    Même si le marché marocain ne représente qu'une infime part du marché mondial, ces marques étrangères ne peuvent se permettre "un faux pas, qui détériorerait leur image de marque".

    Ces mutations de l'industrie pharmaceutique, qui requiert de plus en plus de capitaux vu l'importance des investissements, ont amené les professionnels à demander aux autorités de revoir les textes organisant les sociétés pharmaceutiques. Actuellement ces textes prévoient d'une manière générale que dans toute société pharmaceutique 51% des actions doivent appartenir à des pharmaciens. Leur nationalité n'étant pas précisée. Par ailleurs le Président et la moitié plus un des membres du Conseil d'Administration doivent être des pharmaciens.

    Les professionnels ont demandé "à ce que soient levés ces obstacles qui constituent des vestiges du passé". II faut selon eux "libérer le capital" des sociétés pharmaceutiques, tout en renforçant le rôle du pharmacien en lui donnant un statut plus puissant pour qu'il ait son mot à dire en matière de conformité des produits.
    II ne s'agit nullement d'empêcher un pharmacien d'être le Directeur Général ou le Président d'une société pharmaceutique. Il s'agit de confier la gestion de ces sociétés à des personnes en fonction de leur aptitude et compétence à gérer, qu'elles soient pharmaciens ou non. Pour M. Chawki ce n'est pas le diplôme de pharmacien qui doit propulser telle ou telle personne à la tête d'une société pharmaceutique.

    Cette mesure, déjà en vigueur dans plusieurs pays a eu, d'après les professionnels, un écho favorable auprès du Ministre de la Santé et du Conseil du Gouvernement. Ils attendent qu'un Dahir soit prochainement promulgué.

    Réalisée au sein de son unité de production entièrement climatisée sur une surface de 6.600m2, l'extension de Polymédic rendra plus efficiente sa capacité de production qui avait atteint son niveau maximum.
    En effet Polymédic, qui produit actuellement 240 sortes de médicaments, était confronté à une légère perte d'efficience. Les changements de productions supposant un aménagement du matériel de fabrication entraînent des pertes de temps qui se répercutent sur les capacités de production de Polymédic. Bien que conscient de ces problèmes, Polymédic en raison de l'étroitesse du marché local continue de diversifier sa production.

    Pour assurer le fonctionnement de cette extension, Polymédic procèdera dans un premier temps au recrutement d'environ quarante personnes, un effectif qui pourrait augmenter si le marché se révèle porteur.

    Augmenter la capacité de production

    La nécessité d'augmenter les capacités de production de Polymédic constitue la deuxième raison de cette extension.

    L'augmentation s'est avérée nécessaire compte tenu de l'évolution du marché local et des perspectives de l'export.

    Anticipant une généralisation de la couverture au Maroc qui entraînera une augmentation de la consommation des médicaments, Polymédic grâce à cette extension espère ne pas être dépassé.

    Pour M. Chawki les perspectives de développement du secteur restent encourageantes du fait que "le Maroc est le pays qui consomme le moins de médicaments du Maghreb". A cela deux raisons: d'une part, la couverture sociale n'est pas généralisée. D'autre part, le coût élevé des produits pharmaceutiques importés ou qui incorporent beaucoup d'intrants importés lorsqu'ils sont fabriqués, freine encore la consommation.

    A ce sujet M. Chawki souligne le "gros problème" de la libéralisation des produits pharmaceutiques qui aura pour conséquence dans certains cas, de rendre le prix des produits importés plus compétitifs que ceux produits localement.

    Outre les perspectives qu'offre l'évolution du marché local, l'extension de Polymédic est censée répondre aussi au développement des exportations de produits pharmaceutiques. Ce sont ces grands coups d'investissements qui ont permis de disposer d'une "industrie pharmaceutique marocaine".

    Polymédic espère en 1992 exporter 10% de sa production. Ses principales destinations sont la Suisse, la Belgique, la France, l'Algérie et la Libye

    A.L.

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