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Plan National d'Irrigation: L'Etat des lieux

Par L'Economiste | Edition N°:617 Le 15/10/1999 | Partager


· Le potentiel d'irrigation est estimé actuellement à plus d'un million d'hectares
· Plus de 154.000 hectares n'ont pas encore bénéficié des équipements hydro-agricoles nécessaires à leur valorisation


La concrétisation du Programme National d'Irrigation (PNI), entamé en 1993, générera une valeur ajoutée agricole de 7,3 milliards de DH/an, des recettes en devises de 2 milliards de DH/an et plus de 36 millions de journées de travail annuellement. S'y ajoute une sensible amélioration des niveaux et des conditions de vie dans la campagne, notamment par le renforcement des infrastructures publiques et l'amélioration des revenus des populations rurales.
Cependant, l'eau au Maroc est une ressource rare et sa disponibilité est variable et tributaires des aléas climatiques. Et ce sont justement les ressources en eau mobilisables qui limitent le potentiel d'irrigation, estimé actuellement à environ 1,36 million d'hectares en irrigation pérenne, soit près de 15% de la superficie agricole utile. Globalement, le pays reçoit annuellement quelque 150 milliards de m3 d'eau de pluies. Seulement 20 milliards de m3 de cette quantité sont mis à profit, dont près de 16 milliards destinés à l'irrigation.
Mais malgré ces difficultés, le PNI semble tenir la route quoique enregistrant quelque retard. Ce programme, prévu en deux phases porte sur l'extension de l'irrigation sur une superficie de 250.000 hectares. Il s'agit là de résorber le décalage entre les superficies dominées par les barrages existants et les superficies aménagées. En effet, plus de 154.000 ha n'ont pas encore bénéficié des équipements hydro-agricoles nécessaires à la valorisation par l'irrigation de près de 1,3 milliard de m3 par an, contenu dans des barrages existants et non exploités. S'y ajoute la réhabilitation des périmètres anciens sur 200.000 ha.
Au titre du Plan quinquennal, l'accent sera principalement mis sur l'achèvement des projets de la première phase, entamée durant les exercices antérieurs (35.800 ha), ainsi que sur la réalisation de nouveaux projets relevant de la deuxième phase qui concerne la couverture de 113.530 hectares.
A terme, selon les estimations, les exploitations irriguées verront leur revenu annuel dépasser 21.000 DH par an. Par ailleurs, les taux d'approvisionnement du pays seront, par exemple, de 70 à 80% pour le sucre et de 95 à 100% pour ce qui est du lait.
Côté emploi, les investissements envisagés procureraient à travers l'activité agricole plus de 135.000 emplois permanents auxquels s'ajoute 40.000 autres par an créés par les chantiers de travaux durant la période du Plan.

Abdelaziz MEFTAH



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