×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Pêche artisanale:
Les professionnels sollicitent l'arbitrage royal

Par L'Economiste | Edition N°:1720 Le 08/03/2004 | Partager

. Ils rejettent en bloc les propositions du ministère . Et demandent des licences pour la pêche côtièreLes problèmes n'en finissent pas dans le secteur de la pêche. Et c'est au tour de la pêche artisanale de monter au créneau. Après une réunion fiasco avec les responsables au ministère des Pêches maritimes, les propriétaires des barques de la pêche artisanale ont décidé de recourir à l'arbitrage royal. Les motifs de l'échec de cette réunion ? «Nous rejetons en bloc les propositions du ministère concernant notre secteur», a indiqué le président de l'association des propriétaires des barques traditionnelles. Ces propositions qu'ils refusent concernent essentiellement la diminution du nombre des barques autorisées pour la capture du poulpe. Le ministère se dit prêt à permettre à 2.500 sur un total de 6.000 braques, à exercer. Quant au reste des barques (3.500), elles doivent se contenter des céphalopodes. Pour Hassan Talbi, «il est insensé d'accepter cette proposition qui vise à étouffer le secteur de la pêche artisanale». Les propriétaires ont récidivé avec une contre-proposition.«Nous demandons que les barques soient remplacées par des licences de pêche côtière pour toutes 10 barques». Conscients de la nécessité de préserver les ressources halieutiques, les propriétaires affirment être prêts à faire plus de concessions. «Si le ministère n'est pas en mesure de satisfaire la première demande, qu'il nous indemnise sur les barques et nous sommes prêts à laisser tomber complètement cette activité», ajoute Talbi. L'indemnisation requise par les propriétaires oscille entre 80.000 et 100 .000 de DH, «la valeur d'une barque», expliquent-ils.«Les responsables du ministère, s'ils se soucient réellement de la préservation des ressources halieutiques, doivent répondre favorablement à nos revendications». La position du département de tutelle est inconnue. Le responsable en charge de ce dossier est demeuré injoignable. Toutefois, une source officielle a précisé qu'il est difficile de satisfaire toutes les revendications du secteur. «Le dialogue n'est pas interrompu et le consensus finira par arriver», souligne t-on. En attendant, les ressources halieutiques continuent de s'amenuiser. «C'est dû à l'anarchie qui règne dans ce secteur», explique un professionnel. Pour certains, la diminution enregistrée dans les réserves de poulpe ne date pas d'aujourd'hui. La surexploitation de la pêcherie du poulpe a été constatée depuis les années 90. Malgré cela, des autorisations ont été accordées et l'effort de la pêche n'a jamais baissé. Pour l'année 1999, près de 7.000 permis de pêche pour des barques artisanales ont été délivrés. Ce qui représente un effort de pêche supplémentaire de 33.000 tonnes sur un total de 88.000, y compris la pêche côtière (10.000 tonnes) et la pêche hauturière (45.000). A cela s'ajoute le non-contrôle de la multiplication du nombre des barques. Si le ministère avance le chiffre de 6.000 dans la région du Sud, sur le terrain cette évaluation dépasse de loin la réalité. «Nous avons dénombré 12.000 barques parmi lesquelles 1.800 ont été détruites», précise Hassan Talbi. Les responsables de l'Institut national de recherche halieutique (INRH) ont fixé la quantité à pêcher à 50.000 tonnes.


Code de la pêche: La grande inconnue!

Autre point qui a suscité la grogne des propriétaires de la pêche artisanale, le retard accusé par le code de la pêche. Sur ce registre, Taïeb Rhafès a indiqué que le texte a été remis aux associations professionnelles pour consultation et amendements. Le projet qui remonte au mandat de Thami Khyari et de Saïd Chbaâtou, a franchi le cap du Conseil du Gouvernement mais n'a jamais été programmé au Conseil des Ministres. «Question du lobbying», dit-on. Amal BABA ALI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc