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La BCE intraitable sur les taux

Par L'Economiste | Edition N°:1720 Le 08/03/2004 | Partager

. Berlin accentue toujours la pression pour obtenir une baisse LA Banque centrale européenne (BCE) est intransigeante. Elle ne semble pas être influencée par les appels pressants des deux puissants de l'Europe, en l'occurrence l'Allemagne et la France, pour une “détente monétaire”. Elle a laissé ses taux d'intérêt inchangés malgré l'effet d'un euro fort.Par ailleurs, l'Institut d'émission a exprimé ses inquiétudes quant à la faiblesse de la consommation domestique en zone euro. Ce qui laisse la porte “grande ouverte” à un assouplissement de sa politique de crédit pour l'avenir.Rappelons que le taux d'intérêt directeur de la BCE, confirmé à 2%, n'a subi aucune variation depuis neuf mois. Et les gardiens de l'euro n'entendent pas se faire dicter leur conduite.“Nous ne devons être influencés d'aucune façon en matière de politique monétaire. Nous prendrons nos décisions en toute indépendance”, a déclaré Jean-Claude Trichet, président de la BCE.Une réponse adressée directement à l'Allemagne, la France ou encore le Luxembourg qui à son tour a appelé la BCE à faire un geste en faveur de la croissance. En tout cas, les tensions avec Francfort risquent toutefois de persister. Le chancelier allemand Gerhard Schröder “n'a pas changé d'avis” sur la nécessité d'une baisse des taux d'intérêt en zone euro malgré la décision de la BCE de les maintenir en l'état. Le chef du gouvernement allemand avait à maintes reprises, ces dernières semaines, souligné la nécessité d'un geste monétaire de la BCE pour soutenir la reprise et ralentir la course de l'euro sur les marchés des changes.“Le niveau de la monnaie continue à pénaliser nos exportations”, a déclaré Schröder. La récente remontée du dollar face à la monnaie unique (+6% depuis mi-février) a fait un peu diminuer la pression pesant sur la BCE. Dans l'immédiat, l'Institut d'émission semble donc parti pour maintenir encore assez longtemps son statu quo monétaire. “Certes, l'inflation est au plus bas depuis plus de quatre ans en zone euro, mais elle devrait prochainement remonter un peu”, a fait savoir Trichet.Le front de l'opposition se dresse. Selon des analystes, la banque devrait sans tarder ouvrir les vannes du crédit. Sa politique ayant un effet “restrictif”. Pour d'autres analystes, les déclarations du président de l'Institution “ont plutôt déçu les marchés”, en qualifiant le niveau actuel des taux d'“approprié”, une manière de signifier qu'ils ne devraient pas bouger à court terme. La BCE a voulu sans doute reprendre la main après les espoirs récents de baisse de taux.Toutefois, Trichet n'a pas repoussé une éventuelle “détente monétaire”, en cas de détérioration de la conjoncture.Ainsi, il a qualifié les perspectives d'inflation de “favorables”, ce qu'il n'avait plus fait depuis novembre dernier, bien qu'il s'est inquiété de l'atonie persistante de la consommation intérieure, au sujet de laquelle “des incertitudes” persistent toujours. “La confiance est ce qui manque”, a-t-il reconnu, en promettant de surveiller de près l'évolution des mois à venir.Synthèse L'Economiste

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