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Paul Krugman, avocat de la justice économique

Par L'Economiste | Edition N°:2882 Le 16/10/2008 | Partager

. Le prix Nobel d’économie pour un spécialiste des crises financières . Pour lui, l’administration McCain-Palin serait pire que l’ère Bush-CheneyL’ÉCONOMISTE américain Paul Krugman, lauréat à 55 ans du prix Nobel d’économie 2008, est l’un des chroniqueurs les plus écoutés de la planète, critique intransigeant de l’administration Bush et un ardent défenseur d’une économie de la justice sociale. Dans ses éditoriaux engagés, qu’il publie deux fois par semaine dans le New York Times depuis 1999, Paul Krugman offre une lecture lumineuse des statistiques économiques à destination du grand public. Il s’y fait souvent l’avocat d’une économie préservant la justice sociale, tout en menant une critique méthodique de la politique menée par le président américain George W. Bush. Idole des démocrates et bête noire républicaine, il a tour à tour dénoncé la guerre en Irak, les réductions d’impôt, les réformes des retraites publiques, le scandale Enron, le copinage dans l’administration Bush, et éreinte aujourd’hui sa gestion de la crise financière, la qualifiant d’«idéologique», n’épargnant pas au passage le secrétaire au Trésor Henry Paulson. Dans sa plus récente tribune, lundi dernier, ce spécialiste des crises financières et économiques vantait en revanche les mérites du Premier ministre britannique, Gordon Brown, qui, selon lui, a fait preuve de «clarté et de détermination» dans la tourmente.«Je n’aurais jamais cru que je verrais quelque chose qui ressemblerait à 1931- la Grande dépression qui a suivi la crise financière de 1929- dans ma vie, mais c’est le cas de cette crise», a-t-il commenté après s’être vu décerner le Nobel. «Heureux» des mesures de sauvetage des banques et de relance du marché du crédit annoncées en Europe le week-end dernier, il a malgré tout qualifié la crise de «terrifiante». Politiquement engagé, il avait d’abord soutenu Hillary Clinton lors des primaires dans le camp démocrate en vue de la présidentielle, et s’était montré très critique des propositions de Barack Obama, notamment sur l’assurance maladie.Pour lui, Obama a «tort de dire qu’une administration McCain-Palin serait la même chose que l’ère Bush-Cheney. Ce serait pire, bien pire».Né le 28 février 1953, à Long Island, dans l’Etat de New York, Paul Krugman est diplômé des universités de Yale et Stanford, et a reçu un doctorat du prestigieux Massachussetts Institute of Technology (MIT) en 1977. Il enseigne aujourd’hui l’économie et les affaires internationales à la non moins célèbre université de Princeton, dans le New Jersey. Il est l’un des créateurs du courant économique de «la nouvelle théorie des échanges», ses travaux universitaires ont permis de mieux comprendre la mondialisation de l’économie, la mobilité de la production, de la main-d’oeuvre et des capitaux. Il est à la fois un pourfendeur et un défenseur de la mondialisation qui, selon lui, tend à concentrer la production et les populations, dans les régions déjà les plus favorisées mais qu’il ne juge pas responsable d’une montée du chômage.Synthèse L’Economiste

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