×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

OMC: Peut-être le redémarrage

Par L'Economiste | Edition N°:1726 Le 16/03/2004 | Partager

. Les USA ont fait une ouverture. Un comité a rendez-vous la semaine prochaineSix mois après l'échec de la conférence de Cancun (Mexique), les pays membres de l'OMC (Organisation mondiale du commerce, née il y aura dix ans dans quelques jours, à Marrakech) s'apprêtent à reprendre leurs négociations en commençant par l'épineuse question de l'agriculture. La volonté politique semble retrouvée mais les négociations ont peu de temps pour aboutir. Rappelons que le 14 septembre dernier, les 146 Etats se séparaient sur un affrontement Nord-Sud qui, aux yeux de certains, signait l'arrêt de mort du système commercial multilatéral né après la Deuxième Guerre mondiale (www.leconomiste.com). Le négociateur américain, Robert Zoellick, affirmait alors que «les Etats-Unis allaient désormais privilégier les accords commerciaux bilatéraux ou régionaux, au détriment des accords multilatéraux». Ce qui fut fait avec le Maroc. «Les Etats-Unis sont revenus sur cette attitude», affirme, aujourd'hui, Fabian Delcros, porte-parole de la mission européenne auprès de l'OMC: Robert Zoellick a redonné une forte impulsion aux négociations en début d'année en assurant que Washington ne voulait pas faire de 2004 «une année perdue» pour le commerce mondial. Les Etats-Unis se sont dits favorables à l'idée de «fixer une date à l'élimination des subventions aux exportations agricoles». C'était, on s'en souvient, une des exigences fortes des pays en développement, mais qui avait été ignorée à Cancun.De nombreuses ONG avaient salué l'échec de Cancun. Elles estimaient que «les pays en développement étaient parvenus à mettre en échec la stratégie des pays riches». «Cet échec était peut-être un mal nécessaire pour faire comprendre aux pays riches que l'ère où on pouvait faire avaler n'importe quoi aux pays en développement est révolue», soulignait la très puissante ONG britannique, Oxfam. Ce qui n'est pas l'avis de tous les pays en voie de développement (voir encadré).Le but de la conférence de Cancun était de relancer le cycle de négociations lancé à Doha (Qatar) en novembre 2001. Ce cycle, qui doit s'achever en principe fin 2004, vise à réconcilier libéralisation du commerce et développement des pays pauvres. En fait, «on a tous été perdants à Cancun, mais quand on fait un cycle du développement, ceux qui perdent le plus sont ceux qui avaient le plus à gagner d'un accord», observaient les négociateurs européens.


Reprise agricole

Le 22 mars prochain, le Comité agricole se réunit pour la première fois depuis Cancun, avant une réunion probable, la semaine suivante, du Comité chargé de l'accès au marché des produits industriels. Les pays membres devraient parvenir à un accord-cadre sur l'accès au marché des produits agricoles et industriels vers la mi-juillet 2004, a estimé le directeur général de l'OMC, Supachai Panitchpakdi.Le but est désormais de parvenir à un accord sur les «modalités» de la négociation avant l'été et surtout avant l'élection présidentielle de novembre aux Etats-Unis qui risque de figer les discussions.


Quotas et préférences

La perspective de l'élimination des barrières tarifaires réclamée par le G20, ne fait pas que des heureux parmi les pays en voie de développement. Ceux qui ont obtenu des préférences pour l'entrée de leurs produits auprès de marchés comme l'Union européenne craignent de les perdre. Pour le Maroc, ce sont des denrées agricoles «sensibles»: tomate, pomme de terre, certains agrumes… Pour la majorité des «petits pays», ce sont le sucre, les bananes, le café… «Les accords concernant les préférences commerciales (preferential trading arrangements) ont largement contribué au développement», a déclaré le ministre mauricien des Affaires étrangères, Jayen Cuttaree, qui recevait le directeur de l'OMC, la semaine dernière.«Un changement brusque au niveau des politiques commerciales mettra en péril les efforts faits pendant des années par un pays comme Maurice pour sortir de la pauvreté et du sous-développement, et pourrait amener les petites économies à être dépendantes de l'aide internationale au lieu de devenir commercialement indépendantes», a-t-il poursuivi. Le Dr Supachai a expliqué que la vulnérabilité des petites économies sera prise en compte lors des négociations, sans préciser les mesures qui pourront être prises par l'OMC. Synthèse L'Economiste

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc