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    OCDE: Les migrations ont diminué pendant la crise

    Par L'Economiste | Edition N°:3318 Le 13/07/2010 | Partager

    . Les entrées de migrants ont reculé de 6% environ. Baisse de la demande de travailleurs étrangersLES migrations internationales ont diminué pendant la crise. Mais, à mesure que la reprise économique progressera, de nouvelles entrées de migrants seront nécessaires pour remédier aux pénuries de main-d’œuvre ou de compétences, d’après un nouveau rapport de l’OCDE. En 2008, les entrées de migrants vers les pays de l’OCDE ont reculé de 6% environ, chutant à 4,4 millions d’individus, alors qu’au cours des 5 années précédentes, leurs effectifs avaient augmenté de 11% par an en moyenne, d’après l’édition 2010 des «Perspectives des migrations internationales». En outre, selon des données nationales récentes, le recul de ces effectifs s’est encore accentué en 2009. Ce déclin témoigne d’une baisse de la demande de travailleurs étrangers émanant des entreprises des pays de l’OCDE. Les immigrés ont été durement frappés par la crise de l’emploi, notamment les jeunes qui, dans bien des pays, ont enregistré une forte diminution de leur taux d’emploi. Les chiffres du chômage des immigrés de sexe masculin (dont beaucoup travaillaient dans les secteurs durement touchés par la crise comme le bâtiment ou l’hôtellerie-restauration), ont progressé davantage que ceux de la population autochtone. Néanmoins, les immigrés au chômage qui retournent dans leurs pays ne sont guère nombreux. Dans certains pays, les auteurs du rapport ont même observé une hausse du taux d’emploi des femmes immigrées, qui ont pris un emploi pour compenser la perte de revenu provoquée par le chômage de leur conjoint. Les pays de l’Organisation auront besoin de travailleurs supplémentaires pour préserver la croissance et la prospérité. C’est en pensant à cela que les gouvernements des pays de l’OCDE devraient faire tout leur possible pour aider les immigrés qui ont perdu leur emploi. Ceci en veillant à ce qu’ils bénéficient des mêmes droits en matière de prestations de chômage et en leur offrant une aide à la recherche d’emploi et à l’apprentissage de la langue du pays d’accueil en vue de favoriser leur intégration. La naturalisation est un des déterminants majeurs des bons résultats sur le plan de l’emploi et, à terme, de l’intégration des immigrés. En maintenant les taux d’immigration à leur niveau actuel, la population d’âge actif des pays de l’OCDE n’augmenterait que de 1,9% au cours des dix prochaines années. Ce pourcentage contraste avec les 8,6% d’augmentation de la population en âge de travailler enregistrés entre 2000 et 2010.Les vingt premiers pays d’origine des immigrés représentent plus de la moitié de ces mouvements. La Chine, la Pologne, l’Inde et la Roumanie se classant aux quatre premières places. Par rapport aux flux observés à la fin des années 1990, la Colombie, la Chine, la Roumanie et le Maroc ont enregistré les plus fortes augmentations du nombre de départs. F. Z. T.

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