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Nucléaire: La France rate un contrat

Par L'Economiste | Edition N°:3180 Le 29/12/2009 | Partager

. 20,4 milliards de dollars raflés par un consortium sud coréen. Mais la porte pas entièrement fermée pour des centrales additionnellesUn consortium mené par EDF et GDF Suez s’est fait souffler un méga-contrat pour la construction de quatre centrales nucléaires aux Emirats arabes par la concurrence sud-coréenne. Un dur revers pour la filière nucléaire française qui a fait de l’EPR (réacteurs nucléaires de 3e génération) sa vitrine internationale. En effet, l’Agence émiratie de l’énergie nucléaire a préféré dimanche dernier l’offre d’un consortium (incluant Samsung, Hyundai, Doosan Heavy Industries, Westinghouse, Toshibapour), dirigé par la compagnie sud-coréenne publique Kepco, pour un contrat de 20,4 milliards de dollars, la première tranche d’une commande qui pourrait atteindre 40 milliards. Le consortium sud-coréen était en compétition avec un consortium français et une alliance américano-japonaise formée de General Electric et Hitachi. Le consortium de KEPCO est le mieux placé pour «répondre aux exigences du gouvernement sur un partenariat pour l’ambitieux programme» nucléaire civil lancé par l’émirat d’Abou Dhabi, a déclaré le président d’ENEC, Khaldoun Al-Moubarak, dont l’agence attend aussi «un transfert de technologie» de la part de Séoul. Une première centrale devrait commencer à générer de l’électricité en 2017, et les trois autres suivront trois ans plus tard.EDF, GDF Suez, Total, Areva, Vinci et Alstom ont «pris acte» de la décision émiratie, soulignant la qualité de leur offre et «l’avance de l’EPR en matière de sûreté». Mais la porte n’est pas entièrement fermée: l’Agence émiratie a fait savoir qu’elle pourrait commander ultérieurement «des centrales nucléaires additionnelles» et que «les discussions se poursuivaient avec les autres soumissionnaires». La plupart des acteurs de la filière nucléaire française se battaient pour ce contrat depuis deux ans. En janvier 2008, Areva, GDF Suez et Total avaient annoncé leur candidature pour la construction à Abou Dhabi de deux EPR d’une puissance de 1.600 mégawatts chacun, dans le cadre d’une alliance inédite. Puis EDF avait été appelé en mai à la rescousse afin de renforcer les chances de succès du projet français, handicapé par les déboires du chantier de l’EPR finlandais d’Areva. C’est sur ordre de l’Elysée que l’électricien était venu en renfort d’un de ses principaux rivaux dans l’énergie, GDF Suez. Il s’agissait alors pour EDF, opérateur du plus grand parc nucléaire au monde, d’apporter une simple assistance technique. Mais il devait finalement prendre la tête du consortium, aux côtés de GDF Suez, avec le dépôt d’une nouvelle offre à la clé et des ajustements de prix. Cet échec pose donc la question de l’EPR, qui est et restera cher. Il est certes compétitif par rapport à ses concurrents directs comme l’AP1000, mais il ne fait pas le poids vis-à-vis d’autres réacteurs moins sûrs, donc moins chers.F. Z. T.

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