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    Nucléaire: La décision de l’Iran irréversible

    Par L'Economiste | Edition N°:2083 Le 10/08/2005 | Partager

    . Le pays réaffirme la nature purement civile du programme . Mais n’exclut pas de s’en servir autrement en cas d’attaque . Le Conseil de sécurité de l’ONU devrait être saisiL’IRAN a confirmé mardi 9 août sa détermination à poursuivre les activités nucléaires ultrasensibles reprises la veilles sans se laisser impressionner par une réunion en urgence de l’agence onusienne de nonprolifération ni un éventuel recours au Conseil de sécurité. «Est-ce que nous devons accepter l’humiliation, accepter les sanctions des autres, voire nous sanctionner nous-mêmes, ou bien résister? Je crois que nous devons résister», a dit le ministre de la Défense Ali Chamkhani devant la presse, quelques heures avant une session extraordinaire de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), prévue à 13h00 GMT. «Nous ne ferons pas marche arrière, pas un seul instant», a-t-il insisté. Les 35 membres du Conseil des gouverneurs, l’exécutif de l’AIEA, devaient se réunir à Vienne pour décider des suites à donner au redémarrage de l’usine de conversion d’Ispahan. L’Iran, rendu suspect par 18 années de dissimulation, a bravé la réprobation occidentale en reprenant la conversion, préalable à l’enrichissement d’uranium. Pour un responsable du département d’Etat américain, la réponse «appropriée serait un renvoi» devant le Conseil de sécurité de l’Onu. L’initiative iranienne ouvre une «crise grave» et la communauté internationale doit se montrer «unie», a dit le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy. Les Etats-Unis et l’Europe pressent à présent l’Iran de revenir à une suspension totale de ces activités, qui produisent le combustible pour les centrales civiles, mais peuvent être détournées à des fins militaires. L’AIEA devrait émettre un ultimatum en ce sens plutôt que de décider dès à présent de saisir le Conseil de sécurité. Avant la réunion de l’Agence, Européens et Américains ont mis une sourdine à cette menace. Mais ils ont signifié par le passé que plus de deux ans de querelle nucléaire seraient vidés devant le Conseil de sécurité si les Iraniens persistaient. L’Iran a répondu que sa décision était «irréversible» et a invoqué un droit qui lui est reconnu par le Traité de non-prolifération. Il a rejeté comme «inacceptables» des propositions de coopération nucléaire, commerciale et politique que lui a soumises l’UE3 (Allemagne, France, Grande-Bretagne) en contrepartie d’un renoncement à l’enrichissement. Ali Chamkhani, qui n’est pas aux avant-postes du nucléaire, était dans la matinée le seul à s’exprimer. Il a jugé «probable» que l’affaire se termine finalement devant le Conseil de sécurité. «Que vont-ils faire» au Conseil de sécurité, «nous imposer des sanctions? Nous sommes déjà sous le coup de sanctions», a-t-il dit. Il a réaffirmé la nature purement civile du programme nucléaire national. Cependant, a-t-il prévenu, «si, un jour, les installations nucléaires iraniennes sont attaquées, nous mettrons de côté tous nos engagements nucléaires». Le président américain George Bush a refusé d’exclure un recours à la force pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Mais Chamkhani a jugé peu probable une telle éventualité.Synthèse L’Economiste

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