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Economie

Najib Akesbi: La dette intérieure est un frein à la croissance

Par L'Economiste | Edition N°:1426 Le 30/12/2002 | Partager

. La maîtrise de la dette extérieure se fait au détriment de la dette intérieure. 42 milliards au service de la dette contre 20 milliards pour les dépenses d'investissement. 80% de cette dette sont accaparés par “un club d'institutionnels”La dette publique constitue un poids excessivement lourd pour l'économie marocaine. Elle représente (y compris la dette garantie) 90% du PIB. La ponction de la dette intérieure sur le budget de l'Etat est beaucoup plus forte que la dette extérieure qui est aujourd'hui maîtrisée. Les dépenses de l'Etat ont évolué de 20 à 21% alors que les dépenses d'investissement par rapport au PIB ont passé de 5,6% en 1990 à 5,3 en 2001. Le service de la dette, quant à lui, représente 4,9% du PIB, dont 3,4 pour la dette intérieure.L'effet de la dette intérieure sur le budget est de plus en plus déprimant, affirme Najib Akesbi universitaire, dans le sens où l'accroissement de l'endettement et du service de la dette entraîne une réduction substantielle de l'investissement. Il ressort du projet de la loi de Finances 2003 que le service de la dette devrait s'établir à 42 milliards de DH alors que les ressources allouées à l'investissement n'atteignent que 20 milliards de DH. La dette intérieure absorbe 25 milliards de DH, dont 14 milliards sous forme d'intérêts et 9 en capital, tandis que la dette extérieure absorbe 16 milliards.Du point de vue de la politique économique, cette répartition est tout à fait légitime du moment que les charges d'intérêts de la dette intérieure bénéficient au secteur bancaire et reste par conséquent dans le cycle économique. D'autant plus qu'une part de ces mêmes intérêts est restituée sous forme d'impôts, mais “ce schéma fonctionnerait si les intérêts perçus par les banques sont effectivement recyclés dans notre tissu productif”, conteste Najib Akesbi. Au contraire, il y a une surliquidité qui prévaut sur le marché monétaire. Ces ressources se trouvent donc détournées du budget de l'Etat pour être stérilisées, et l'économie réelle n'en profite pas. Par rapport à la restitution sous forme de prélèvements fiscaux, le professeur Akesbi se demande pourquoi alors fiscaliser un revenu de source mobilière à 10% tandis que les revenus salariaux sont imposables à 44%. La solution optimale reste de convertir la dette intérieure en un investissement. Trois constats militent pour une telle option: Le développement d'une économie, dont 30% de son budget sont consacrés à la dette intérieure, est impossible. La situation peut être soutenable, estime Najib Akesbi. Mais la facture payée en termes de chômage et de pauvreté est très lourde. Secondo, l'analyse de la structure des créanciers intérieurs de l'Etat fait ressortir que pratiquement 80% de la dette sont accaparés par “un club d'institutionnels clairement identifié et nationalement responsables”. Le système bancaire compte 37%, les compagnies d'assurances 26% et la CDG 16%. Enfin, la situation de surliquidité du marché amène les banques à chercher des placements qui présentent un usage non optimal pour ces ressources.Sur les 14 milliards de service de la dette, Najib Akesbi propose d'affecter 10 milliards à un fonds d'investissement ou à une société mixte où les créanciers pourraient intervenir en tant que capital-risqueur. Un quart du service de la dette saura augmenter le budget de l'investissement de 50%, poursuit-il. Néanmoins, il avoue que sur le plan technique, il y aurait des difficultés à surmonter et rappelle que la conversion de la dette extérieure n'a pas été si facile à digérer au début, conclut-il.N. E.

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