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Economie

Mission française
Les crédits budgétaires passent à la trappe

Par L'Economiste | Edition N°:2953 Le 30/01/2009 | Partager

. Le réseau des établissements au Maroc touché. Suppression de postes et hausse de frais de scolaritéLorsque Paris tremble, Casablanca chancelle! Et la capitale économique, semble-t-il, n’est pas la seule. Les dernières décisions budgétaires du gouvernement Sarkozy affolent! Le vote, en décembre dernier, de la loi de Finances 2009, a alarmé établissements d’enseignement et instituts culturels français. Une baisse drastique de postes s’annonce, jusqu’à 30% dans certains cas. L’Agence pour l’enseignement du français (AEFE) n’y échappe pas. Cette vitrine du «rayonnement culturel de la France» a été créée en 1990. L’Agence se charge du suivi et de l’animation d’un réseau de 430 établissements. La crise est là. Du coup, la baisse des crédits provoque des contestations. Une grève d’élèves s’est tenue le 27 janvier au lycée Lyautey à Casablanca. Ils refusent la suppression du bac et du brevet blanc. Etape «incontournable pour la préparation des examens», selon certains lycéens. Même si elles ne sont pas liées, une grève d’enseignants a pris le relais: en France, les syndicats se sont mobilisés pour un «jeudi noir». L’un des parents déclare, sur un ton alarmant, qu’une «suppression de 10 postes d’enseignants expatriés au Maroc et en Tunisie» a eu lieu. Ces suppressions «risquent de se poursuivre». Sans compter «l’augmentation entre 10 et 12% prévue cette année pour les frais de scolarité», poursuit l’association des parents d’élèves des établissements français au Maroc (Peep). Elle fait partie des trois associations mobilisées. En fait, l’AEFE doit rembourser la part patronale de contribution des pensions civiles des personnels expatriés et résidents. Elle était autrefois prise en charge par le gouvernement français, soit 30 millions d’euros par an. Ce qui revient à dire que «les parents vont payer 6% de frais de scolarité de plus». La Peep revendique d’ailleurs un malaise parental: «La politique française donne la priorité à d’autres pays». Contacté par L’Economiste, le proviseur du lycée, Bernard Lemasle, s’est dit «dans l’impossibilité de nous recevoir». Pourtant Lyautey est le plus grand établissement français de l’étranger en nombre d’élèves (plus de 3.400) et en superficie (8 ha). Wikipédia le qualifie même de «véritable navire amiral de l’enseignement français dans le monde». L’Agence distingue, selon son site internet, entre établissements en gestion directe, tels que Lyautey, et établissements conventionnés comme La Résidence, Al Jabr, Léon l’Africain... Placée sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères et européennes, l’AEFE gère un réseau réparti sur 135 pays.A l’heure où nous mettions sous presse, nous n’avons reçu aucun détail auprès du service de l’enseignement du français de l’ambassade, sur le montant et la répartition du budget réservé au réseau scolaire à l’étranger, la part du Maroc, le pourcentage de la baisse budgétaire…


Cures drastiques

Les crédits culturels, scientifiques du Quai d’Orsay sont séparés en deux lignes budgétaires. L’une assurant le «rayonnement» de la France dans les pays membres de l’Organisation de coopération et développement économique diminue de 13%. L’autre destinée à la «solidarité» avec les pays pauvres ou en voie de développement, tel le Maroc, perd 20%. Au total, les deux programmes passent de 360 à 297 millions d’euros. La baisse des crédits varie d’une région à une autre: de moins 12 à 14 % au Maghreb; moins 15% en Chine, moins 30 % à Cuba... Contrairement à Paris, certaines capitales européennes comme Londres, Berlin et surtout Madrid boostent leurs crédits culturels. Les Espagnols, surtout, pratiquent une politique volontariste: depuis 2004, les budgets des centres Cervantès ont augmenté de 66%.Faiçal FAQUIHI

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