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    Economie

    Microcrédit: Les indicateurs plongent

    Par L'Economiste | Edition N°:3318 Le 13/07/2010 | Partager

    . 5 milliards de DH d’encours, en repli de 16% en 2009. 123 millions de DH de pertes. Contrôle interne, SI, recouvrement… les dysfonctionnementsRien ne va plus dans la micro finance marocaine! Tous les indicateurs plongent, et la question que se posait Esther Duflo dans les colonnes du quotidien français Le Monde semble rattraper le Maroc: «microcrédit, miracle ou désastre?». En tout cas, 2009 a été un désastre pour le secteur. Et les difficultés qui ont commencé dès 2007 se confirment et laissent entendre des problèmes structurels, bien plus que conjoncturels. En effet, aussi bien l’activité que la rentabilité sont dans le rouge.Côté activité, l’encours des prêts à la clientèle s’est affaissé de 16% d’une année à l’autre pour s’établir à 5 milliards de dirhams. Un repli qui, selon Bank Al-Maghrib (BAM) serait dû au resserrement des politiques de crédit qui a été enclenchée en 2008 par les associations de microcrédit. L’encours moyen par client est par contre resté stable à près de 5.000 dirhams.Parmi les 5 milliards, la part des prêts individuels s’est établie à 40% au même niveau de 2008, pendant que le nombre de clients actifs s’est effrité de 26% pour passer sous la barre du million de bénéficiaires. Plus inquiétant encore, la dégradation de la couverture des créances en souffrances par les provisions. Ce taux de couverture s’est ainsi établi à 59% en perdant 9 points par rapport à 2008, pour un encours de créances en souffrance de plus de 300 millions de dirhams, soit 6,4% du total. Coté rentabilité, les résultats nets sectoriels sont en chute libre. D’un solde positif de 25 millions de dirhams au titre de l’exercice 2008, les associations de microcrédit ont accusé une perte nette de 123 millions de dirhams une année plus tard. Ce tableau noir soulève bien des interrogations. En premier lieu, quelles sont les causes derrière une telle dégradation, aussi bien dans l’exploitation que dans la maîtrise des risques? BAM évoque des dysfonctionnements fondamentaux: faiblesse des contrôles internes, obsolescence des systèmes d’information, inefficacité du système de recouvrement et poids de l’endettement croisé au sein du secteur.D’autres pistes penchent aussi vers «l’excès de confiance et d’euphorie» des associations lors de l’émergence de l’activité. Couplé au fort engouement, les associations auraient mis les principes prudentiels de côté, avec à leur tête, ne financer que les activités génératrices de revenus, et exclure tous «les microcrédits à la consommation». «Les associations se sont petit à petit transformées en sociétés de financement, dans une course effrénée aux chiffres, en mettant de côté l’accompagnement et les procédures», déplore un professionnel du secteur. Othmane ZAKARIA

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