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Economie

Météo: Une stratégie à l'horizon 2007

Par L'Economiste | Edition N°:1693 Le 28/01/2004 | Partager

. Amélioration des prévisions, nouveau cadre institutionnel, développement des prestations commerciales… Les chantiers de la DMN. L'enjeu est de parvenir à diffuser des avis d'alerte en temps réelTempête, grêle, inondations, fortes averses… Autant d'informations qui intéressent au quotidien opérateurs économiques et citoyens. Dans la mesure où elles leur permettent d'avoir plus de visibilité quant à leurs propres prévisions. A cet effet, la direction de la Météorologie nationale (DMN) a organisé une journée d'étude afin de manifester son nouvel engagement et mieux répondre aux attentes de ses partenaires, sous le thème “pour une météo de proximité et de qualité”. Et ce le 24 janvier 2004 à l'Ecole Hassania des Travaux publics à Casablanca. Et elle fut présidée par Abdelkébir Zahoud, secrétaire d'Etat chargé de l'Eau. Outre les cadres de la Météorologie, la rencontre a été marquée par la présence d'opérateurs économiques, de responsables d'organismes publics, offices et départements ministériels. Selon le secrétaire d'Etat chargé de l'Eau, le thème retenu tombe à point nommé puisqu'il vient répondre à des attentes pointues de secteurs vitaux tels que le transport aérien et maritime, la pêche, le tourisme ou encore les BTP. D'ailleurs, on assiste à une recrudescence de demandes de prévisions météorologiques de plus en plus précises d'usagers exigeants sur la qualité et les délais.Investir dans la météorologie, même si les efforts à faire sont énormes et salutaires, car il y va parfois de vies humaines. Sur le plan international, les experts s'accordent à dire qu' “un dollar investi peut en générer jusqu'à 100 “ en dépit de la difficulté à apprécier la valeur des prestations. Toujours au niveau mondial, ces dernières années ont été caractérisées par des troubles climatologiques inopinés et donc difficiles à gérer, en raison des perturbations d'ordre environnemental. Ce qui se répercute in fine sur l'activité économique, en particulier les ressources en eau et l'agriculture pour le cas du Maroc. Selon les responsables de la DMN, le contexte actuel de la météo mondiale se caractérise par la recrudescence de phénomènes climatologiques extrêmes qui perturbent les prévisions et, du coup, se répercutent sur l'économie. Au Maroc, où les ressources en eau et l'agriculture occupent une place prépondérante, les sécheresses et les inondations qui se sont succédé ces dernières années montrent parfois les limites des systèmes d'alerte déployés. Face à ce constat, les pouvoirs publics en général et la direction de la Météorologie en particulier s'attèlent à mettre en place un programme ambitieux pour améliorer la qualité des prévisions et des alertes météorologiques. Mais là encore, force est de constater que face au progrès et à l'évolution croissante des NTI, certains équipements de la DMN dont le réseau des télécommunications sont devenus obsolètes, peu fiables, et connaissent des pannes fréquentes. Idem pour les logiciels de traitement des données qui sont dépassés. “Les radars ne couvrent environ que 35% du territoire national”, précisent les responsables de la DMN. Par ailleurs, le réseau d'observations et de mesures météorologiques, peu automatisé, souffre de sa faible densité et de sa répartition géographique disproportionnée. Certaines stations ne sont pas du tout représentées, ajoute-t-on à la DMN. Mais là où le bât blesse, c'est que. Le système national actuel de détection des orages ne dispose d'aucun capteur. Outre les dysfonctionnements techniques, le cadre institutionnel et la structure organisationnelle de la DMN ne sont pas non plus adaptés. Face à ces différentes contraintes d'ordre technique et institutionnel, à des soucis d'ordre environnemental et la diversification des besoins et du contexte économique (globalisation des échanges, ALE en 2004, accord d'association avec l'UE…), les prestations de la Météorologie nationale doivent aussi négocier le virage de la mondialisation. Une stratégie globale a été élaborée par ce service afin d'accompagner un environnement socioéconomique en perpétuelle mutation. Aussi, les nouveaux objectifs stratégiques visent-ils à améliorer la qualité des prévisions et alertes et les adapter aux divers secteurs d'activité. L'enjeu est de parvenir à diffuser des avis d'alerte en temps réel avec la mise en place d'une carte de vigilance. En plus du volet recherche et études, la DMN envisage de développer l'activité commerciale et les actions en communication. L'accent sera mis sur le volet des prestations commerciales et de communication à travers des métiers de base (mesures météorologiques, prévisions, veille et suivi du climat). Les axes stratégiques du volet commercial s'articulent autour de l'amélioration de l'offre en proposant des produits adaptés à chaque secteur d'activité. Un catalogue devra répertorier l'ensemble des services et produits. Ces derniers seront plus adaptés aux besoins des opérateurs (forme, packaging, mode de livraison, SAV…). La DMN compte mettre en place une nouvelle politique tarifaire qui prendra en compte la valeur ajoutée du produit, le temps de préparation, le volume d'informations… Des actions de promotion seront également destinées aux professionnels. A noter que le marché de la DMN dispose d'une gamme diversifiée et exhaustive de produits sollicités de plus en plus par différents clients. A leur tête, le secteur aéronautique qui occupe plus de 77%. Viennent ensuite les activités maritimes et la pêche côtière, la défense nationale, l'agriculture, les BTP, le tourisme ou encore les médias.


Plan d'action

Afin d'améliorer la qualité de ses prévisions et alertes, un plan d'action détaillé a été élaboré par la direction de la Météorologie nationale (DMN). Dans un premier temps, la direction entend procéder à l'amélioration des composantes de la chaîne de production. A commencer par les moyens d'observation et de télédétection, les NTI, la modélisation des phénomènes locaux ainsi que la consolidation de la régionalisation. Pour l'année 2004, la DMN compte élaborer un schéma directeur optimal des réseaux météorologiques et climatologiques et poursuivre l'automatisation des stations synoptiques. Pour le réseau radar, il sera procédé à sa mise à niveau en 2005 avec l'installation de 2 nouveaux dispositifs à l'horizon 2007. De même que pour la réception d'images par satellite qui sera étoffée par l'installation en 2005 d'un système de seconde génération. La détection des systèmes orageux, qui souffre actuellement de l'absence de capteur, sera améliorée par la mise en place de 5 appareils en avril prochain. Quatre autres capteurs devraient suivre en 2006 et 2007.Amin RBOUB

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