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Mauritanie: La junte forme un gouvernement

Par L'Economiste | Edition N°:2851 Le 02/09/2008 | Partager

. Il est rénové à 82% . Durée de transition non fixéeLA junte qui dirige la Mauritanie depuis le coup d’Etat du 6 août a installé lundi 1er septembre un gouvernement sans fixer de durée à la «transition», au moment où l’opinion mauritanienne s’interroge sur le temps que les militaires mettront cette fois à restituer le pouvoir aux civils. Tard dans la soirée de dimanche 31 août, un communiqué de la présidence du Haut conseil d’Etat (junte) a été lu à la télévision d’Etat. Il annonçait qu’un gouvernement de 22 ministres avait été formé «par décret», sous la direction du diplomate Moulaye Ould Mohamed Laghdaf. Cette annonce a été faite 26 jours après le putsch qui a renversé Sidi Ould Cheikh Abdallahi, premier président démocratiquement élu depuis l’indépendance du pays en 1960, et porté au pouvoir un conseil d’officiers dirigé par le général Mohamed Ould Abdel Aziz. Ce cabinet, rénové à 82%, est notamment censé préparer des concertations nationales autour de cette «transition», selon une source proche de la junte. La majorité des ministres appartient à la mouvance qui soutient le coup d’Etat, pour la plupart de jeunes technocrates inconnus du public et dont le choix viserait à «faire peau neuve et rassurer l’opinion», a estimé lundi l’éditorialiste du journal La Tribune. La presse, qui a généralement manqué l’annonce tardive, apparaît divisée à ce sujet. Le directeur de l’hebdomadaire indépendant Le Calame, Ahmed Ould Cheikh, considère que la formation d’un gouvernement «peut provoquer l’escalade avec la communauté internationale et enclencher la spirale des sanctions internationales». Dès lundi matin, la France a considéré que «cette décision, comme l’ensemble des mesures prises par les responsables militaires qui se sont emparés du pouvoir, et en particulier la destitution du président, est dénuée de toute légitimité». Le nouveau ministre des Affaires étrangères, Mohamed Mahmoud Ould Mohamedou, universitaire ayant enseigné à Harvard (Etats-Unis), aura la tâche difficile de convaincre la communauté internationale des bonnes intentions des militaires. Il devrait être l’interlocuteur des émissaires de l’Union africaine (UA), «prêts à se rendre de nouveau à Nouakchott afin d’approfondir les discussions pour la recherche d’une solution à la crise», avait annoncé l’UA samedi. Des membres de deux formations d’opposition au régime de Sidi Ould Cheikh Abdallahi font leur entrée au gouvernement: le Parti mauritanien pour l’union et le changement (PMUC) de Saleh Ould Henenna et le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) d’Ahmed Ould Daddah. Mais, aussitôt après cette annonce, le RFD, deuxième parti à l’Assemblée nationale, a considéré ces ministres comme «automatiquement démissionnaires» du parti. Le RDF avait annoncé le 25 août qu’il ne participerait pas au gouvernement, faute d’avoir obtenu des garanties sur l’inéligibilité à la présidentielle de tout membre des forces armées et sur la durée de la transition qu’Ahmed Ould Daddah voudrait limiter «de 6 à 12 mois».Synthèse L’Economiste

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