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Géorgie: L’UE opte pour la prudence face à Moscou

Par L'Economiste | Edition N°:2851 Le 02/09/2008 | Partager

. Elle menace cependant d’un report des négociations. Un prochain sommet prévu en novembre L’UE a décidé de reporter les prochaines réunions de négociations avec Moscou sur un accord de partenariat renforcé. Les dirigeants européens réunis lundi 1er septembre en sommet extraordinaire sur la Géorgie veulent condamner l’intervention de Moscou et promettre un soutien accru à Tbilissi, tout en évitant un retour à la Guerre froide avec un pays qui reste pour eux un partenaire incontournable. L’UE va «examiner attentivement et en profondeur la situation et les différentes dimensions de la relation UE-Russie», souligne le texte, encore susceptible d’être modifié par les chefs d’Etat et de gouvernement. «Cette évaluation devra être menée notamment dans la perspective du prochain sommet UE-Russie prévu le 14 novembre à Nice et pourra conduire, à la lumière de la situation et notamment de la mise en oeuvre par la Russie de tous ses engagements au titre du plan de paix en 6 points, à des décisions sur la poursuite des discussions concernant l’avenir de la relation entre l’Union et la Russie dans différents domaines», ajoute-t-il. Une porte-parole de la présidence française a refusé de préciser si cette menace voilée concernait les négociations engagées en juillet avec Moscou censées renforcer le partenariat instauré avec la Russie en 1997. Mais certains pays, à commencer par la Grande-Bretagne, ont plaidé dès avant le sommet pour suspendre ces discussions. En attendant un réexamen plus complet des relations UE-Russie, «nous devrions suspendre les négociations sur un nouvel accord de partenariat et de coopération», a ainsi déclaré le porte-parole du Premier ministre Gordon Brown. Le chef de la diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski, dont le pays est parmi les plus critiques envers Moscou, a lui aussi estimé qu’il serait «probablement difficile» de poursuivre ces discussions «tant que les forces russes seront en Géorgie». La prochaine séance de négociations est prévue les 15 et 16 septembre à Bruxelles. «Mon intuition est que la session de discussions n’aura pas lieu», a indiqué un diplomate européen. Cette mesure de rétorsion est la seule envisagée à ce stade par les Européens pour accompagner leur condamnation verbale de l’intervention russe en Géorgie début août et de la reconnaissance mardi dernier par Moscou de l’indépendance des régions séparatistes géorgiennes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud.La plupart des dirigeants de l’UE, comme la chancelière allemande Angela Merkel ou son homologue autrichien Alfred Gusenbauer, soulignent leur volonté de «ne pas rompre le fil du dialogue» avec Moscou. En attendant l’«évaluation» de leurs relations avec la Russie, l’UE se dit dans ce texte prête à participer à un «mécanisme international de supervision» de la situation dans la région. Cet engagement pourrait prendre la forme d’une mission d’observation, et l’UE invite les ministres européens des Affaires étrangères à prendre les mesures éventuellement nécessaires lors de leur prochaine réunion à Bruxelles le 15 septembre. Le projet de déclaration insiste aussi sur l’aide que l’UE est prête à apporter à la Géorgie: «aide à la reconstruction» qui passera par une conférence internationale, «développement de la coopération régionale», ainsi que «renforcement» des relations UE-Géorgie, à travers la facilitation des visas et «la mise en place éventuelle d’une zone de libre-échange complète et approfondie».Face à ces décisions, la Russie a adopté un ton menaçant. «L’armée russe a le potentiel nécessaire pour anéantir tout autre «agresseur» de la Russie, même s’il bénéfice de l’aide des Etats-Unis ou de l’Europe», a réagi lundi un général russe en allusion au récent conflit entre Moscou et Tbilissi. «L’opération visant à contraindre la Géorgie à la paix a montré au monde que quel que soit l’agresseur, qu’il bénéficie d’un soutien outre-Atlantique ou de l’Europe, nous avons tout le nécessaire pour l’anéantir et il sera anéanti», a averti l’adjoint au commandant des forces de l’armée de terre russe, le général Valeri Evnevitch, cité par l’agence Itar-Tass. Il s’exprimait en marge d’exercices militaires conjoints entre la Russie, la Kazakhstan et le Tadjikistan.


Russie-UE: Des liens énergétiques incontournables
. Près d’un quart du gaz et du pétrole consommés par les Européens est d’origine russeLa Russie et l’UE sont liées par une solide interdépendance énergétique rendant quasi impossible toute remise en cause radicale de leurs relations, selon les experts, mais la crise russo-géorgienne devrait accentuer les efforts européens pour s’émanciper de Moscou.«Le conflit en Géorgie va créer un nouveau climat, les Européens vont tout faire pour diminuer la dépendance», assure Susanne Nies, experte à l’Institut français des relations internationales (Ifri). Bien avant la crise géorgienne, le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson aurait déjà comparé les économies de la Russie et de l’UE à deux grandes villes reliées par une route étroite et des gazoducs. Si l’on devait soustraire le secteur énergétique de ce paysage, le commerce entre les deux ne dépasserait pas celui entre l’UE et l’Islande.Près d’un quart du gaz et du pétrole consommés par les Européens est d’origine russe. En 2005, 43% des importations de gaz et un tiers des importations de pétrole de l’UE venaient ainsi de Russie. Moscou écoule, elle, la majorité de ses exportations énergétiques en Europe, partenaire historique et fiable, que l’Asie est loin de pouvoir remplacer, jugent les experts.«C’est une relation à double sens: si la Russie passe pour un mauvais approvisionneur, l’Europe se dirigera vers des sources d’énergie alternatives», insiste Simon Wardell, expert chez Global Insight.De son côté, Moscou a assuré vendredi dernier qu’il resterait «un fournisseur sûr» des ressources énergétiques de l’Occident, en dépit des tensions provoquées par la crise géorgienne.«Il est incontestable que la Russie a été, est et sera à l’avenir le fournisseur sûr et fiable des ressources énergétiques, notamment pour nos partenaires occidentaux», a déclaré le porte-parole du Premier ministre russe Vladimir Poutine, Dmitri Peskov.«La Russie a toujours eu un comportement prévisible avec ses partenaires et elle va le maintenir», a ajouté le responsable russe.Pourtant, en janvier 2006, un conflit russo-ukrainien sur les prix du gaz avait entraîné une brève rupture d’approvisionnement vers certains pays européens. Un électrochoc pour l’UE, qui s’était alors fixé comme priorité de garantir «la sécurité» de ses approvisionnements.Synthèse L’Economiste
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