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    Massabih Fès en quasi-faillite

    Par L'Economiste | Edition N°:809 Le 13/07/2000 | Partager

    • L'entreprise (Son & Lumière) doit dégager 4 millions de DH par an en charges financières pour un chiffre d'affaires de 1 million de DH• Le taux de remplissage ne dépasse guère les 10%• Les Tours Opérateurs ne se risquent pas dans la programmation du site dans leur circuit: Le spectacle se tient du 1er mars au 30 novembre, ce qui n'exclut par le risque des intempériesUNE colline surplombant la ville ancienne se transforme par la magie de l'eau, du son, des lasers et des lumières en un voyage dans le temps. La narration ramène le spectateur douze siècles en arrière, époque où la ville de Fès avait surgi du néant. D'Al Karaouiyine à la marche verte, le conte prend pour témoin la ville elle-même.Les projecteurs braqués sur la cité historique la font parler à travers son silence sacré. «L'histoire est belle et l'idée est unique«, commente une journaliste britannique à la sortie du spectacle, promettant de revenir sur le site dès que possible. Tout le monde se le promet d'ailleurs, mais personne n'envisage la probable disparition du spectacle.Tous auront bien du mal à admettre que Massabih puisse s'éteindre à un moment ou un autre.Concrétiser un rêveLe créant sur un coup de coeur, les promoteurs de ce projet ont oublié la realité des affaires (le tour de table de l'entreprise est constitué de M. Abdellatif La-raki, la BP de Fès, l'ADER-Fès, le Conseil municipal de Fès-Médina, l'Association Fès Saïss, K.T.H., Fès Electri-city Light, Fès Voyages et SED-Fès). Une attitude qui risque de leur être fatale. Ils ont investi 40 millions de DH pour concrétiser un rêve dont la réalisation piétinait depuis le milieu des années 60. Le comble est que le financement a été presque totalement à crédit. Résultat: l'affaire doit impérativement dégager annuellement 4 à 5 millions de DH pour compenser les charges financières. «Nous n'avons pas cette capacité«, déplore M. Mohamed Ghomri, directeur général de Massabih Fès.L'entreprise réalise en moyenne un chiffre d'affaires de 1 million de DH. Elle a également besoin de 4 millions de DH pour couvrir ses charges d'exploitation.«Nous nous battons uniquement pour couvrir nos charges courantes de fonctionnement«.Et le faible taux de remplissage n'arrange pas les choses. Le site n'accueille en moyenne que 10% de sa capacité. Les Tours Opérateurs ne se risquent pas dans la programmation du site dans leur circuit: le spectacle se tient du 1er mars au 30 novembre, ce qui n'exclut par le risque des intempéries.Sauver les meubles«La solution possible est la conversion de la dette de l'entreprise en achat par les créanciers«, propose M. Ghomri. C'est en effet le seul espoir du DG de Massabih Fès, après le refus d'autoriser la construction d'un complexe Dawliz sur le site. Ce projet avait eu l'aval de tous, mais il s'est heurté à la réticence du Ministère de la Culture sous prétexte qu'il avoisinerait un monument de la ville (le Burj). Entretemps, la municipalité de Fès-Médina a injecté 1 million de DH pour sauver les meubles.Les autres intervenants de la ville se contentent d'un soupir, en attendant que la banque se décide. K.T.

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