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Affaires

Marocaine des jeux
Un système informatisé pour le recouvrement

Par L'Economiste | Edition N°:3056 Le 29/06/2009 | Partager

. Un CA de plus de 4 milliards pour le secteur. Bancarisation de l’ensemble du réseau de détaillants Le marché des jeux est en pleine croissance. En 2008, le chiffre d’affaires du secteur dépassait les 4 milliards de DH, et le PMU se détache largement avec près de 70% de parts de marché. Les potentialités sont encore énormes, notamment dans le secteur des casinos. Aussi l’enjeu dans ce secteur comme dans beaucoup d’autres est-il d’assurer un recouvrement efficace des fonds. «Plusieurs entreprises s’écroulent non pas parce qu’elles ne trouvent pas de nouveaux marchés, mais parce qu’elles n’arrivent pas à recouvrer efficacement leurs créances», estime Fadel Idrissi, directeur général de la Marocaine des jeux et des sports (MJS). C’est en tout cas l’une des raisons essentielles qui a poussé les responsables de l’entreprise à mettre en place un système de recouvrement entièrement informatisé, avec l’appui de deux banques de la place. Ce système, élaboré depuis une dizaine d’années, était au centre de la rencontre organisée par la MJS au profit de la presse. La première d’une longue série de communications sur les actions de la société, indique-t-on à la MJS. Comme l’explique Fadel Idrissi, la redistribution des gains est importante: «Sur un montant de 100 DH encaissé, près de 80% sont redistribués aux joueurs». D’où la nécessité de recourir à un outil de recouvrement efficace. Ce dernier, dans le cas de la Marocaine des jeux, est basé sur un contrat d’agrément avec un ordre de prélèvement signé par les détaillants. En clair, chaque détaillant doit disposer d’un compte dans l’une des banques partenaires. Ainsi, à la fin de chaque semaine, ils reçoivent via leur terminal de ventes le montant de leur facture. Ceux-ci sont alors priés d’alimenter leur compte. Les banques de leur côté effectuent un prélèvement hebdomadaire sur les comptes des quelque 1.700 détaillants qui composent le réseau de la Marocaine des jeux. Ce système a permis de réduire considérablement le taux d’impayés. Il est de l’ordre de 0,06% depuis 2000 selon les responsables de l’entreprise. Aujourd’hui, la MJS constitue l’un des trois acteurs majeurs sur le marché des jeux. Celle-ci est spécialisée dans les paris sportifs, les loteries instantanées (tickets grattables) et le jeu chrono. En 2008, la société a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 700 millions de DH. Le gros de ce chiffre est réalisé dans les cafés avec près de 140 millions de DH, viennent ensuite les bureaux de tabac (115 millions) et les magasins spécialisés (96 millions). Près d’un million de Marocains sont adeptes des jeux dont plus de la moitié sont des joueurs réguliers. Rapporté à la population totale, un Marocain dépense 120 DH/an pour les jeux. La moyenne mondiale est de 20 dollars par habitant/an. Avec un marché dont toutes les potentialités ne sont pas encore exploitées, chez la MJS on n’envisage toutefois pas une diversification des activités, du moins pour le moment. F. FA.

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