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Marché monétaire
Les liquidités s’assèchent-elles?

Par L'Economiste | Edition N°:2916 Le 05/12/2008 | Partager

. Les banques doivent répondent au relèvement du ratio de solvabilité. Un coefficient d’emploi en constante hausseLe secteur bancaire serait-il étouffé par un manque de liquidité? Tous les indicateurs monétaires semblent le démontrer. L’agrégat de monnaie M3 s’est déprécié de 0,8%. Une situation qui traduit la diminution de la circulation fiduciaire de 0,6%, et particulièrement le fléchissement des dépôts à terme de 8,3%. Selon toute vraisemblance, l’opération d’externalisation de la caisse de retraite de l’OCP y est pour beaucoup. La création monétaire, quant à elle, a été atténuée par la diminution des avoirs extérieurs nets de 3,1%, ainsi que par la progression des ressources à caractère non monétaire de 14,2%. Seule consolation, les dépôts et placements à vue se sont inscrits en hausse, respectivement de 2,2 et 0,7%. Idem, l’octroi de crédit poursuit son ascension. Durant le dernier trimestre de l’année, les concours à l’économie ont crû de 19,2%. Mieux encore, les crédits immobiliers ont augmenté de 34%, soit 140,6 milliards de DH, contre 95 milliards l’an dernier. Les crédits à la consommation ne sont pas en reste. Ils ont connu une croissance de 25,4% à 24,6 milliards de DH contre 18,6 milliards en 2007. Quant aux prêts à l’équipement et à la trésorerie, ils ont également suivi la tendance, respectivement, à 21,6% (98,2 milliards de DH) et 15%. Soit un coefficient d’emplois qui ne cesse d’augmenter. Selon nos informations, il se situerait autour de 80%. A en croire ces chiffres, on serait en sur-liquidité. Mais, c’est loin d’être le cas, et pour cause, les interventions de Bank Al-Maghrib sont de plus en plus fréquentes pour des montants en constante augmentation. A ce titre, pour le troisième trimestre, l’intervention de la banque, à travers les appels d’offres, s’est chiffrée à près de 11 milliards de DH, soit plus de 3 milliards en plus sur trois mois. Objectif: atténuer les tensions sur le marché interbancaire. Dans la foulée, le Trésor est, également, intervenu en demandant aux investisseurs, en majorité institutionnels, jusqu’à 8,5 milliards de DH pour ses besoins prévisionnels de décembre. C’est classique, la rareté ou l’abondance des émissions de bons du Trésor peuvent impacter le niveau des taux d’intérêts. «Un tel montant aura forcément pour effet de détendre la pression sur les taux, en particulier ceux à court terme», fait-on valoir auprès du marché. Or, de l’avis de certains banquiers, le problème se pose plus pour les maturités à long terme, celles-ci n’ont pas été traitées par le Trésor, pour une simple raison: elles restent toujours indexées sur les niveaux des bons du Trésor (spécialement pour les crédits immobiliers), pour ne pas créer une pression sur les taux long terme.La raréfaction de l’argent frais serait donc en partie engendrée par plusieurs facteurs. A leur tête, l’importance de la réserve obligatoire des banques, qui dans les conditions actuelles est de plus en plus contestée. Pour rappel, elle représente près de 57 milliards de DH bloqués chez BAM. Autre facteur avancé pour expliquer la rareté des liquidités, les exigences de Bâle II pour relever le ratio de solvabilité des banques. Pour ce faire, certaines banques de la place ont eu recours aux actionnaires et au public pour leur venir en aide. A l’image de la BMCE, AWB, BMCI ou encore la Société Générale. Au-delà de l’augmentation de taux de bancarisation qui montre ses limites compte tenu des niveaux bas de salaires, les autorités devraient faire un geste: diminuer la réserve obligatoire des banques. «Un vrai bol d’air pour le secteur». M. A. B.

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