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    Marché des capitaux : Les sociétés de bourse s'organisent

    Par L'Economiste | Edition N°:156 Le 01/12/1994 | Partager

    Un mois après avoir reçu leur agrément, les intermédiaires en bourse mettent en chantier leur association et réfléchissent sur le montage de la société de gestion de la bourse. D'un autre côté, la restructuration du marché des capitaux se poursuit sous la poussée du FMI. Le Ministère des Finances espère présenter le projet de loi sur le marché monétaire durant cette cession parlementaire.

    Les intermédiaires agréés en bourse ont entamé une série de réunions consacrées à la préparation des statuts de leur future association et au montage de la société de gestion de la Bourse des Valeurs. A cet effet, trois commissions chargées de se pencher sur les différentes questions concrètes devraient être formulées, notamment pour ce qui concerne le capital de la "société gestionnaire" dont le montant minimum n'est toujours pas fixé par le ministre des Finances. D'après le programme établi, la situation devrait évoluer très vite.

    M. Mourad Chérif, ministre des Finances, a déclaré à L'Economiste qu'il 'invite les professionnels à bouger". Allusion est certainement faite à l'organisation de la profession, plus

    exactement à la création rapide de l'Association professionnelle des sociétés de bourse (appellation donnée par la loi).

    Il est à noter qu'il existe encore une structure, l'APIB (Association Professionnelle des Intermédiaires de Bourse), regroupant les premières sociétés exerçant sur la place. Elle est cependant appelée à s'effacer au profit de celle en gestation.

    La nouvelle association deviendra donc l'interlocuteur unique et direct des autorités de tutelle. La loi relative à la Bourse des Valeurs précise d'ailleurs que "pour les questions intéressant la profession, l'association professionnelle des sociétés de bourse sert d'intermédiaire entre ses membres d'une part et les pouvoirs publics ou tout autre organisme national ou étranger d'autre part, et ce, à l'exclusion de tout autre groupement, association ou syndicat".

    Il est souligné que les réunions auxquelles assistent toutes les sociétés agréées se déroulent dans un bon climat. Dans le principe, il ne devrait donc pas y avoir d'obstacles quant à la confection des statuts.

    En ce qui concerne la société gestionnaire, elle devrait poursuivre le programme d'informatisation déjà entamé. Un accord d'assistance technique est en préparation avec une bourse étrangère dans ce sens. Des missions sont déjà organisées à cet effet.

    Autre problème relatif au marché financier : les fondateurs d'OPCVM (Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières) n'ont toujours pas reçu d'agrément un mois après la tenue du Conseil d'Administration du CDVM.

    En revanche, le Ministère des Finances est décidé à faire progresser le dossier du marché monétaire. M. Chérif précise que "le projet sera présenté si possible durant cette session parlementaire". Ce projet consiste surtout en l'adjonction, à côté de l'interbancaire, jusque-là seul compartiment du marché monétaire, d'un marché secondaire où les titres de créances émis par les différents opérateurs (Trésor, banques et entreprises) seront négociés.

    En attendant, il serait tout de même possible de commencer par la négociation des bons du Trésor qui est autorisée par les textes.

    Par ailleurs, il est à noter que le projet de marché des changes, un compartiment essentiel, est toujours à l'étude. Le FMI pousse d'ailleurs dans le sens d'un décloisonnement impératif des marchés et incite les pouvoirs publics à franchir l'étape d'une convertibilité totale du Dirham. Une mission de cette institution devrait séjourner dans le pays au mois de décembre pour discuter de toutes ces questions monétaires et financières.

    Tous ces aménagements ont pour aboutissement une plus grande liquidité du marché. Cependant, beaucoup d'intérêts sont en jeu et les réformes ne se font pas sans heurts. Le problème se situe au niveau du rythme à adopter.

    D'un côté les conservateurs tiennent à assurer leurs gardes, sinon une situation de rente, et militent pour une réforme en douceur. De l'autre les modernistes militent pour une ouverture rapide permettant de saisir toutes les opportunités. L'intérêt porté par les investisseurs étrangers au marché marocain devrait d'ailleurs conduire à adopter cette seconde position, d'autant que le processus ne peut plus être arrêté.

    Quelques professionnels de la bourse font même remarquer que des fonds d'investissement commencent à s'impatienter et les lenteurs risquent de porter un coup à la croissance de la bourse.

    A.D.N.

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