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Economie

Lutte contre la corruption
Aucune avancée en 2003

Par L'Economiste | Edition N°:1678 Le 07/01/2004 | Partager

. Une multitude de propositions, peu de concretLA célébration de la huitième journée nationale de la lutte contre la corruption hier 6 janvier a coïncidé avec un événement de taille: la suppression de la Cour Spéciale de Justice (CSJ), examinée hier par le Conseil du Gouvernement.L'abrogation de cette cour spécialisée dans l'examen des affaires liées à la dilapidation des deniers publics et la corruption des agents de l'Etat, est une ancienne revendication des ONG, et plus particulièrement Transparency Maroc (TM). Cette association a dénoncé le caractère exceptionnel de cette juridiction. “C'est une cour étroitement subordonnée au pouvoir politique qui se manifeste dans le déclenchement et la conduite des poursuites”, explique Bachir Rachidi, président de TM. Transparency propose de créer des chambres spécialisées dotées des compétences nécessaires en matière de gestion des finances publiques et rodées aux mécanismes et rouages de la corruption.En matière de lutte contre la corruption, l'ONG n'a pas noté de fait marquant pour 2003: le fléau continue de sévir. “Concrètement, nous n'avons pas constaté un recul de ce phénomène bien que des efforts soient fournis pour le contenir”, déclare Rachidi. “Il n'y a pas encore une véritable stratégie nationale pour éradiquer ce fléau”, poursuit le responsable. Le dernier rapport de Transparency International (TI) sur la corruption, rendu public le 7 octobre 2003, classait le Maroc à la 70e position. Il a été noté 3,7 sur 10. L'année 2003 a été quand même marquée par les procès en cascade de l'affaire Erramach, où des magistrats et agents d'autorité seraient impliqués.Pour TM, la lutte contre la corruption passe inévitablement par l'adoption de réformes ayant une portée structurelle. En premier, il est question de réformer la justice afin de garantir son indépendance des autres pouvoirs. Deux: préparer une “loi de lutte contre la corruption”, en mesure de combler les vides juridiques actuels, en concertation avec les ONG et les professionnels concernés. Trois: la création d'une agence de lutte contre la corruption, dotée de l'autonomie nécessaire. Elle serait non seulement chargée de suivre l'évolution du phénomène, d'en étudier les causes, mais aussi de proposer les solutions appropriées et de suivre leur mise en oeuvre. La transparence dans la gestion des affaires publiques n'est pas en reste. Elle peut être améliorée par l'introduction d'une culture de communication dans l'administration (conditions d'accès à l'information, e-gouvernement, etc.). Enfin, la sensibilisation et l'éducation restent deux facteurs importants pour préserver l'avenir d'une société plus transparente. C'est un travail de longue haleine que les institutions éducatives et la société doivent prendre en charge.Mohammed EL HARRATI

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