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    L'ONE est «convalescent»

    Par L'Economiste | Edition N°:288 Le 10/07/1997 | Partager

    De quoi peuvent bien parler des électriciens entre eux? Evidemment d'électricité. Ce sont en effet «l'électricité et les mutations sectorielles» qui ont intéressé l'Association Marocaine des Ingénieurs Supélec, lors du dîner débat le 14 juillet. Au centre de ce débat: l'ONE. Il est vrai que cet Office a connu d'importantes mutations ces dernières années. A quelque chose, malheur est bon. La sécheresse a révélé les failles en matière de gestion de l'électricité et entraîné des changements historiques au niveau des mentalités. La crise du début de la décennie a permis de réformer totalement cet Office. «Les industriels ont la mémoire courte. Il y a quelques années, lors des délestages, leurs principales préoccupations étaient d'avoir de l'électricité. Maintenant, il n'y a plus de problèmes, alors ce sont les prix qui sont sur la sellette», souligne M. Driss Benhima, directeur général de l'ONE. Actuellement, le cheval de bataille est d'avoir une électricité à bon marché.
    Dans son nouveau statut, l'ONE se pose comme gestionnaire de la demande. Autre grand boule-versement, l'Office n'a jamais été l'électrificateur du pays. Cette fonction ne lui a été dévolue qu'en 1995 avec le démarrage du programme d'électrification rurale.

    En fait, jusqu'à la grande crise, l'ONE n'était qu'un «arsenal» au véritable sens du terme, c'est-à-dire un centre de fonctionnaires.
    Il avait besoin de «sang neuf» pour lui insuffler un dynamisme dont il manquait jusqu'alors. La courbe des charges, qui était une donnée, devient une véritable problématique. Le programme d'entretien a permis de faire revivre 400 MGw qui avaient disparu au moment des délestages. Outre ces éléments, l'action de recouvrement des créances a été conduite avec une poigne de fer. Résultat: «l'ONE est convalescent».
    Autre grand changement, de la programmation des investissements on est passé à un véritable calcul de ces derniers. C'était nécessaire, selon le responsable de l'Office. «Les investissements sont au moins surévalués de 20%. C'est le luxe à ce niveau. Chaque usine a coûté trop cher», est-il indiqué. D'où l'intérêt d'introduire le secteur privé, mais la privatisation de l'électricité est-elle une option politique ou économique, s'interroge-t-il.

    Fatima MOSSADEQ

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