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L'ONCF abandonne la voie unique

Par L'Economiste | Edition N°:273 Le 27/03/1997 | Partager

L'ONCF démarre son plan d'investissement quinquennal de 5,2 milliards de DH. La première tranche est le doublement de la voie Kénitra/Meknès. La voie unique handicape la compétitivité des chemins de fer qui s'orientent vers une gestion plus souple.


L'Office National des Chemins de Fer vient de débloquer la première tranche de l'enveloppe consacrée à son plan quinquennal 1996-2000, soit près de 2,2 milliards DH. Elle est destinée au financement du doublement de la voie Kénitra/Meknès, longue d'environ 136 km. Un investissement qui va permettre d'augmenter le trafic à 80 trains voyageurs/jour contre 61 actuellement et 34 trains marchandises/jour contre 26. Le nombre de voyageurs devrait passer de 7,7 millions/an à 12 millions.
La réalisation du projet a été confiée à un consortium maroco-espagnol composé pour la partie marocaine de la Société Générale des Travaux du Maroc (SGTM) et pour la partie espagnole par le Groupement Fomento De Construcciones y Contratas (FCC) - Binatex Al Maghreb et la société Obras y Contratas Javier Guinovart. Le doublement de la voie s'effectuera en trois phases d'ici l'an 2005. La première concerne l'axe Kénitra/Sidi Slimane et sera financée entièrement par la Banque Européenne d'Investissement (BEI).

61% de financement extérieur


La seconde phase est l'axe Sidi Slimane/Sidi Kacem financée par la Banque Mondiale. Enfin, la liaison Sidi Kacem/Meknès constitue la troisième phase. Son financement sera assuré par la Banque Africaine de Dévelop-pement (BAD).
Le programme global d'investissement de l'ONCF s'élève à 5,2 milliards DH, dont 61% apportés par des financements extérieurs, soit 3,2 milliards de DH. La Banque Mondiale contribue à hauteur de 722 millions de DH pour des projets relatifs aux renouvellements des voies, acquisition de matériels infor-matiques et logiciels... La BAD, elle, contribue pour 765 millions pour le financement du projet de rectifications du tracé et le doublement de la plate-forme sur la ligne Sidi Kacem/Meknès.
La BEI, de son côté, apporte 935 millions pour la réalisation des projets relatifs au doublement et à la réhabilitation de la voie entre Kénitra et Sidi Kacem, au renouvellement des caténaires, au renforcement des sous-stations et au remplacement de divers passages à niveau par des ouvrages d'art. «Dans le plan actuel, il est prévu la suppression de plus de 160 passages à niveau remplacés par des ouvrages d'art pour fluidifier le trafic et minimiser les risques d'accidents», affirme M. Mohamed Soufi, directeur central des installations fixes. Les communes et les collectivités sont associées à cette opération.

Concession Taourirt/Nador


Outre le doublement de la voie Kénitra/Meknès, le programme d'investissement concerne notamment le renouvellement de 200 km de voie sur l'axe Fès/Oujda et les axes Casablanca/Marrakech et Rabat/Sidi Kacem... Il vise également la modernisation des installations de signalisation et des installations de télécommuni-cations.
A terme, cette modernisation des voies devrait permettre au train de pratiquer des vitesses de l'ordre de 160 km/heure en pointe partout, sauf dans environ 15% des voies qui correspondent à des zones fortement accidentées. En temps, le gain attendu est de 45 minutes par voyage.
En l'an 2005, sur l'axe Casablanca/Fès par exemple, le temps de trajet devrait être réduit d'une heure 33 minutes.
L'orientation prise par l'Office vise à se transformer en une société nationale avec une gestion souple, mais où le capital resterait entre les mains de l'Etat.
En phase de redressement, il souhaite «donner en concession la ligne Taourirt/Nador. L'investis-sement porte sur 2,5 milliards de DH et devrait permettre de dynamiser cette région», explique M. Soufi. Les pourparlers sont en cours, selon ce responsable.

Fatima MOSSADEQ

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