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Economie

Liquidités: L’épargne fait défaut aux banques

Par L'Economiste | Edition N°:3311 Le 02/07/2010 | Partager

. Sa part dans les ressources bancaires se réduit de 2,3 points. Le déficit de trésorerie se chiffre à 14 milliards de DHDEPUIS le retournement de la situation des liquidités bancaires en 2007, les trésoreries des banques sont au plus mal. «Nous sommes donc loin de la situation de reprise de liquidités qu’opérait la banque centrale», analyse un banquier. A l’époque, BAM reprenait, à l’image de la Banque centrale européenne actuellement, les liquidités excédentaires des banques à des taux assez intéressants, au-delà des prévisions d’inflation d’antan (2,5%). Aujourd’hui, la situation a fondamentalement changé. Le manque se chiffre à 14 milliards de DH après avoir atteint les 22 milliards en février 2009, en raison de la baisse des recettes touristiques et transferts MRE. En parallèle, les établissements ont poursuivi le soutien de l’économie en distribuant les crédits au point que le coefficient d’emploi des banques frôle les 100%. «Cette situation est plus qu’exceptionnelle», est-il jugé au sein de l’organe de régulation bancaire. Ce dernier préconise pour y remédier d’augmenter le taux de bancarisation de la population, avec le ciblage des populations à moyen et faible revenus. A ce titre, l’objectif qui leur a été assigné est d’atteindre un taux de bancarisation de 50% en 2010. D’ailleurs, c’est en partie la raison pour laquelle l’agrément a été accordé à la Banque postale, dispose déjà d’un nombre important de clients de 4 millions qui devra atteindre 6 millions d’ici 2013. Autre moyen pour résorber le déficit, un ciblage plus important de la clientèle des MRE à travers des politiques de proximité adéquates. Des stratégies qui commencent à porter leurs fruits puisqu’à fin mai, le montant des dépôts des MRE s’est établi à 125 milliards de DH. En parallèle, les banques peuvent compter pour leurs besoins ponctuels sur Bank Al-Maghrib, qui, comme l’a confirmé son gouverneur Abdellatif Jouahri, «servira ce qu’il faudra comme argent». Justement, le montant moyen des injections de la banque centrale s’est établi à 12,3 milliards de DH à fin avril. Encore mieux, la possibilité de la baisse une énième fois du taux de la réserve obligatoire est également ouverte. A travers ce moyen, BAM a pu déjà redonner plus de 33 milliards de DH aux banques en la réduisant progressivement de 16 à 6%. Cependant, les injections ne suffisent pas pour résoudre le problème. Les banquiers décrient une baisse des dépôts de la clientèle. «Les Marocains ne mettent plus leur épargne dans les banques», déplore un opérateur. D’ailleurs, la part des dépôts, qui composent l’essentiel des ressources bancaires, a baissé de 2,3 points en 2009, pour se fixer à 72,6%. Et justement, pour stimuler l’épargne notamment à long terme, la nécessité de mettre en place des mesures d’incitation paraît primordiale. Les plans d’épargne logement et actions peuvent être, à cet effet, de solides alternatives. Reste à les instaurer.M. A. B.

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