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    Economie

    L'interconnexion Maghreb-Méditerranée à mi-chemin

    Par L'Economiste | Edition N°:645 Le 24/11/1999 | Partager



    · Les échanges électriques entre le Maghreb et l'Europe ne sont pas encore optima
    · Il faut d'abord renforcer les réseaux intérieurs et dépasser la barrière des coûts de l'énergie
    · Les experts maghrébins insistent sur la nécessité d'accélérer la libéralisation du secteur

    La boucle électrique méditerranéenne sera achevée d'ici trois à quatre ans. Les réseaux électriques des pays de la région doivent alors s'intégrer pour former un seul réseau.
    L'échéance 2003 est très proche. Le délai est à peine suffisant pour réaliser toutes les études techniques indispensables et mettre en place les moyens techniques de contrôle et de protection du système électrique", a rappelé M. Driss Benhima, président-directeur général de l'ONE (Office National de l'Electricité), à l'occasion de l'ouverture hier de la deuxième conférence générale du COMELEC (Comité Maghrébin d'Electricité). Il est donc certain que l'exploitation du système électrique à travers l'élargissement de l'interconnexion dans le pourtour méditerranéen sera de plus en plus complexe. Les problèmes se posent notamment en termes de stabilité du réseau et des surcoûts qui peuvent en découler. Pour évaluer l'opportunité des projets d'interconnexion entre les pays de la région, plusieurs études ont été menées en collaboration avec le COMELEC. On citera notamment celle qui a été financée par le FADES, un fond arabe de financement(1) et ayant porté sur l'opportunité de renforcer l'interconnexion à hauteur de 400 kV entre l'Egypte et les pays du Maghreb. Ces projets illustrent parfaitement les perspectives offertes par le raccordement du Maroc à l'Espagne.
    Reste que, sur le terrain, les résultats ne suivent pas encore. La capacité d'échange entre le Maghreb et l'Europe ne sont pas encore optimales. Selon M. Abdellatif El Hamed, président du FADES, des disparités importantes existent entre les pays de la région. Les coûts restent importants. A cela s'ajoute la précarité des réseaux. Le président du FADES recommande entre autres de renforcer les réseaux électriques intérieurs et mettre en place d'autres lignes d'interconnexion. Pour sa part, le secteur privé est appelé à soutenir les projets d'investissement relatifs à la production et à la distribution d'énergie. Mme Mervet Badaoui, chef du Département Technique du FADES, a insisté sur la nécessité d'accélérer la libéralisation du secteur de l'électricité dans les pays arabes. Sur ce point, M. Benhima a tenu à rappeler que le processus doit toucher le marché des fournisseurs de combustibles. Ce n'est qu'à cette condition que l'objectif de libéralisation sera atteint.

    Mohamed DOUYEB

    (1) Le FADES joue un rôle important dans le financement des projets d'interconnexion électrique entre les pays arabes. L'enveloppe budgétaire globale accordée est de l'ordre de 1,5 milliard de Dollars. Les subventions allouées par cet organisme sont de 36% des coûts globaux en ce qui concerne les projets de transport d'énergie.

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