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    L'INDH, un déclic pour la santé?

    Par L'Economiste | Edition N°:2112 Le 20/09/2005 | Partager

    . Réduire les taux de mortalités infantile et maternelle…. Biadillah décline les “grandes orientations” mais sans calendrierQuelle réponse peut apporter l’INDH lorsqu’on est une femme sur le point d’accoucher, lorsqu’on ne dispose pas de couverture médicale et lorsque l’hôpital le plus proche se trouve à 200 km? Cet exemple n’est certes pas exhaustif des insuffisances, quantitatives et qualitatives, de santé publique, notamment en milieu rural. Il n’en illustre pas moins les attentes, sur ce registre. Et des attentes il y en a. Lorsqu’on affiche des taux de mortalité maternelle de 267 pour 100.000 naissances vivantes dans les campagnes, c’est qu’il faut se mettre tout de suite au travail. Trop de mamans meurent à l’accouchement. Trop de bébés aussi. Les chiffres sont désespérants. L’on attend bien plus du gouvernement que de rappeler les chiffres alarmants de la mortalité infantile: quarante pour mille, selon une étude réalisée entre octobre 2003 et février 2004 (5 enfants sur 100 meurent avant d’atteindre l’âge de 5 ans). L’INDH provoquera-t-elle le déclic souhaité?Lors d’une journée d’étude tenue hier à Rabat, Mohamed Cheikh Biadillah, le ministre de la Santé, a tracé les orientations stratégiques d’un plan d’accompagnement qu’il a présenté aux délégués régionaux. Un plan qu’il faut se garder pour l’heure de cautionner tant qu’on n’en aura pas vu la concrétisation. Et surtout tant que des dates de réalisation avec le détail des engagements financiers ne seront pas connues. «L’objectif est d’étudier le dysfonctionnement du système de santé nationale en matière d’offre des soins et de son extension», a souligné le ministre. Mais a-t-on véritablement le temps “d’étudier”? A l’occasion, le ministre a invité son équipe à se mobiliser pour la réussite de l’Initiative. «Cette adhésion permettra au pays d’honorer son engagement dans la réalisation des objectifs du millénaire», indique Biadillah. Il s’agit notamment de la baisse des taux de mortalités infantile et maternelle, l’une des orientations stratégiques du plan d’accompagnement de l’Initiative dans le domaine de la santé. Ce plan vise essentiellement le renforcement de la prévention et de la prise en charge des maladies chroniques.Parmi les autres “orientations stratégiques”, la promotion de la santé de la mère dans le monde rural. Pour cela, le ministère prévoit le renforcement des ressources humaines notamment par la mise en place de mesures incitatives pour la stabilité du personnel, surtout dans les zones mal desservies. Par ailleurs, faute de pouvoir créer des structures de santé en raison de la dispersion de la population rurale, le renforcement de la stratégie mobile s’impose. Il s’agit d’une équipe médicalisée dotée d’un plateau technique et les médicaments essentiels pour la prise en charge des populations résidantes dans les localités enclavées. Des visites seront planifiées au moins une fois par mois. Pour l’acquisition des équipements mobiles nécessaires, le ministère compte puiser des fonds alloués à l’Initiative. Autre objectif: la mise à niveau des structures hospitalières et le renforcement de l’accessibilité aux soins notamment dans les régions les plus pauvres. Il faut noter que la capacité litière nationale est de 33.275 (dont 79% dans le secteur public), soit un lit pour 903 habitants. Ainsi, il est prévu la mise à niveau des plateaux techniques pour améliorer la prise en charge de la mère et du nouveau-né. Le plan d’action du ministère cible également l’enfant. Pour réduire ces taux, le ministère mise sur la promotion de l’allaitement maternel et la généralisation de la vaccination. Actuellement, 89% des enfants de 12 à 23 mois sont complètement vaccinés (84% en rural et 94% en urbain). Selon le ministre du Développement social, Abderrahim Harouchi, il s’agit de l’un des déficits sociaux qui entravent la croissance économique. D’ailleurs, ce taux est pris en considération dans le calcul de l’indice du développement humain. L’implication du secteur privé est de mise. Ainsi, des mesures incitatives pour encourager les professionnels à s’installer dans les localités lointaines seront mises en place. Autres axes d’intervention, l’élargissement de l’accès aux prestations de la planification familiale, notamment les populations rurales. Le ministère prévoit atteindre 62,5% de cette population en 2007 contre 53% actuellement. La sensibilisation et l’éducation de la population ne sont pas en reste. Il a été d’ailleurs démontré que la mortalité concerne essentiellement les mères ayant un niveau d’instruction inférieur au secondaire, selon une étude réalisée auprès de 12.000 ménages. Ainsi, Biadillah a incité les délégués régionaux à agir sur les déterminants de la santé, notamment l’accès à l’eau potable, l’alphabétisation, le désenclavement…Meryeme MOUJAB

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