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L'Europe des paiements reste à construire

Par L'Economiste | Edition N°:2370 Le 27/09/2006 | Partager

. Le SEPA, un chantier comparable au passage à l’euro. L’échéance a été fixée à 2010LA Commission européenne a fixé à 2010 l’échéance de la création d’un marché unique des paiements en euro. Mais ce chantier colossal, comparable au passage à l’euro, s’avère plus lourd et coûteux que prévu pour les banques, qui en attendent des retombées commerciales importantes. Si l’Europe monétaire existe depuis sept ans, l’Europe des paiements reste à construire. C’est pourquoi la Commission a lancé en 2005 le projet SEPA (Single European Payments Area): à partir de 2008, une «masse critique» de paiements électroniques (virement, prélèvement, règlement par carte) devra être conforme aux normes SEPA. Les particuliers passeront au SEPA sans s’en apercevoir: depuis le début de l’année, un virement en euro à l’étranger coûte déjà le même prix qu’un virement national, à condition qu’il n’excède pas 50.000 euros. L’Europe des paiements sera synonyme d’allègement des frais bancaires des grandes entreprises, ce qui sera un avantage pour ces dernières. Tandis que 70% des banques y voient une «opportunité d’élargir leurs activités en Europe», explique Gérard Naouri, consultant chez Accenture. Outre le prix, il est prévu d’harmoniser les formats: au lieu du RIB, on utilisera le BIC (Bank Identifier Code) et l’IBAN (International Bank Identifier Code) pour transmettre ses coordonnées bancaires. Concernant les cartes de paiement, elles devront être interbancaires (utilisables dans toutes les banques) et adopter la technologie EMV (carte à puce), un domaine où la France a une longueur d’avance.Enfin, les délais seront raccourcis: la proposition de directive sur les services de paiement, toujours en discussion, prévoit de fixer à un jour le délai maximal d’exécution d’un virement transfrontière, contre trois jours actuellement. Mais si le projet a rencontré l’adhésion de la majorité des 9.000 banques concernées, sa mise en oeuvre s’avère plus compliquée que prévue. Seulement 37% des banques pensent qu’elles seront prêtes et conformes aux exigences du SEPA avant son lancement en 2008. Or le temps presse. Dès 2008, les établissements de la zone euro devront être en mesure de recevoir les paiements SEPA émis par quelques banques-pilotes. Reste que l’addition est salée pour les banques: l’estimation initiale des dépenses totales consacrées au SEPA, soit 8 milliards d’euros, va être dépassée, selon les experts. Mais «l’enjeu compétitif» est tel que même des banques situées hors de la zone euro (Grande-Bretagne, Danemark, Lettonie, Norvège) prévoient d’y consacrer 35% de leur budget alloué aux paiements, contre 62% pour leurs homologues de la zone euro.Synthèse L’Economiste

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