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Les risques psycho-sociaux négligés

Par L'Economiste | Edition N°:2623 Le 03/10/2007 | Partager

. Stress et dépression peuvent mener au suicideLes «risques psycho-sociaux», stress, dépression, harcèlement sexuel, moral, ou souffrance au travail, se retrouvent à la une de l’actualité lorsqu’ils conduisent au suicide d’un salarié, mais restent encore peu pris en compte par les employeurs.Selon un sondage TNS Sofres de juillet, les trois quarts des Français (75%) estiment que le mot «stress» décrit le mieux la façon dont beaucoup de gens vivent leur travail, et une enquête européenne de 2005 révélait que 27% des travailleurs se plaignaient de problèmes de santé liés à un travail stressant. Les conséquences sur la santé sont nombreuses: douleurs musculaires et articulaires, fatigue, troubles du sommeil, mais aussi sensibilité accrue, épuisement professionnel («burn-out»), violence, angoisse, mal-être, entraînant parfois le recours à des produits addictifs (alcool, tabac, somnifères, anxiolytiques...), et pouvant même provoquer maladies cardiovasculaires, troubles musculo-squelettiques (TMS), dépressions ou infections récurrentes.Selon l’OMS, la France est le 3e pays, derrière l’Ukraine et les Etats-Unis, où les dépressions liées au travail sont les plus nombreuses. Pour l’Anact (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail), la «croissance manifeste» des risques psycho-sociaux «rend doublement urgente la nécessité de mettre en oeuvre des dispositifs de prévention, rares et partiels à ce jour».Le phénomène touche toutes les catégories: cadres, mais aussi caissières, ingénieurs, ou employés de centre d’appel...Les conséquences sont d’autant plus graves qu’elles conduisent certains salariés à mettre fin à leurs jours, phénomène qui fait régulièrement l’actualité depuis quelques années. Chez PSA, cinq salariés de Mulhouse et un de Charleville-Mézières (Ardennes) se sont donné la mort entre février et juillet, tout comme trois salariés du technocentre de Renault à Guyancourt (Yvelines) entre octobre 2006 et février 2007, et quatre agents de la centrale EDF de Chinon en deux ans.La tendance n’est pas nouvelle, mais désormais les salariés en parlent davantage, tout comme les syndicats, les CHSCT (comités hygiène, sécurité et conditions de travail), les médecins du travail et l’inspection du travail.Pour l’entreprise, les conséquences économiques sont également importantes, le stress entraînant absentéisme, baisse de productivité et de qualité, et accidents du travail. Même si la loi oblige les employeurs à évaluer les risques, y compris les risques psychosociaux, les entreprises préfèrent mettre en avant l’existence d’un «bon stress», bénéfique pour le travail, ou renvoyer le problème hors du champ du travail, en l’attribuant à une fragilité individuelle. Dans bien des cas, ils privilégient une action corrective au stress, au travers de programmes de «gestion individuelle du stress», souvent par des méthodes de relaxation.Pour l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), il faudrait au contraire le combattre en s’attaquant à la source du problème, par des mesures préventives d’amélioration des conditions de travail.Synthèse L’Economiste

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