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    Economie

    Les nouveaux diktats de la mode

    Par L'Economiste | Edition N°:2495 Le 29/03/2007 | Partager

    . Le court terme et les séries courtes rythment les collections. La cotraitance déléguée ou interne incontournable pour survivreFast Fashion. C’est désormais le maître mot dans le secteur textile à l’échelle mondiale. Tout s’accélère à un rythme vertigineux: les saisons défilent à toute vitesse (pratiquement 6,8 collections par an), les consommateurs sont de plus en plus capricieux, les grands distributeurs veulent des nouveautés pratiquement toutes les semaines… A tel point que donneurs d’ordre et sous-traitants doivent s’adapter pour survivre. Le court terme prendra ainsi de plus en plus de place dans l’avenir. Des marques comme Zara, H&M, Décathlon, Mango… imposent de nouveaux standards en matière de rythme de renouvellement des collections, de prix et de marchandising. Dans ces conditions, des pays lointains par rapport à l’Europe seront de moins en moins privilégiés. Ce sont en tout cas les conclusions d’une enquête réalisée en janvier 2007 pour Eurovêt et présentée hier par Evelyne Chaballier, directrice des études économiques et prospectives à l’Institut français de la mode. . Maghreb bon sur le moyen de gammeA la question «En 2008, la suppression des quotas vous incitera-t-elle à acheter davantage en Chine?», la majorité des industriels (53%) ont répondu «Non», selon les résultats de l’enquête effectuée auprès de 52 grands distributeurs européens. Pour ceux, minoritaires (37%), qui pensent acheter davantage en Chine, la hausse moyenne projetée est de 10 points. La progression de la Chine après la levée des quotas textile semble donc globalement mesurée. «Notre stratégie interne est aujourd’hui de ne pas sourcer plus de 50% en Asie pour mieux coller à la demande d’une part et, d’autre part, parce que la fluctuation de la parité dollar/euro est un facteur de risque», témoigne un industriel européen. Il s’avère également, d’après cette enquête, que le Maghreb est bien positionné sur le moyen de gamme. En effet, sa part des importations européennes dans cette catégorie s’élève à 13% en 2006. Dans le haut de gamme, elle se limite à 1% contre 9% dans le bas de gamme. Quant à la part des importations dans l’ensemble des catégories, elle est de 8%. La Turquie se place plutôt sur le segment du bas de gamme avec 11% des importations de l’UE et 7% pour le moyen de gamme. Dans tous les cas de figure, la migration vers la cotraitance est incontournable. L’enquête est formelle. Dans ce système deux éventualités: la sélection du tissu parmi les propositions du fabricant (68%) et le tissu imposé par l’acheteur sont des pratiques qui perdent du terrain (32%). Mais les deux ont un coût. La première représente 54% des achats en valeur, alors que la seconde ne dépasse pas les 46%. Le Maroc, en apprenant à diversifier son sourcing et en se basant sur les ALE qu’il a conclu avec les USA et la Turquie, pourra certainement tirer son épingle du jeu. Et surtout profiter de cet immense gisement que représente le marché européen, qui représentait, rappelons-le, un chiffre d’affaires de 293 milliards d’euros en 2005. La France et l’Espagne arrivent respectivement en 4e et 5e positions dans le classement des marchés mondiaux de consommation.A. E.

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