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    Culture

    Les Jeunes talents gnaouas à Essaouira

    Par L'Economiste | Edition N°:3330 Le 29/07/2010 | Partager

    . Concerts, expositions, projections de films… . Ateliers de formation animés par des professionnels La sixième édition du festival des Jeunes talents gnaouas approche. Du 4 au 7 août. Objectif, offrir un espace d’expression, d’échange et de partage aux jeunes artistes marocains, selon Abderrahim El Bertai, directeur du festival. Tous les concerts et manifestations seront gratuits et ouverts à tous. Parmi les moments forts du festival, sont prévus des concerts sur les scènes Moulay Hassan et Dar Souiri de 16 groupes de gnaouas, tous primés lors des précédentes éditions. «Une occasion de redécouvrir ces ex-jeunes talents qui hier étaient encore à l’aube de leur carrière et de les retrouver sur scène armés de leur expérience et de leur maturité», d’après El Bertai. En plus, une dizaine de groupes de fusion de la nouvelle scène marocaine donneront une série de concerts sur la scène Moulay Hassan (Kif Samba, Ganga Fusion, Bleu Mogador et Moroc’n time, Ganga Vibes, Mazagan et Ribab Fusion). De même que la formation espagnole Bella Nuei, qui travaille sur le patrimoine culturel commun des deux rives de la Méditerranée. Les artistes Oum, Hicham Bajjou, Foulane Bouhcine, Khalid Berkaoui seront également présents, ainsi que de grands maîtres gnaouis, dont la réputation n’est plus à faire, comme Mahmoud Guinea, Abdesslam Alikane, Saïd Bourki et Omar Hayat. En parallèle, une exposition «Memoarts» sera organisée à la galerie Borj Bab Marrakech. A travers des textes, des photographies et des objets, elle rendra hommage à des maîtres gnaouis originaires de plusieurs régions marocaines, qui ont disparu et laissé des traces. Une autre exposition photographique est prévue à Dar Souiri (qui abrite le siège de l’association organisatrice Essaouira Mogador). Il s’agira d’une rétrospective des précédentes éditions, avec des photos de Hervé Bais,Youssef Amchir et Sabir. Dar Souiri et Borj Bab Marrakech abriteront également une dizaine de projections de films documentaires et de fiction autour du rituel de la transe, choisis par le réalisateur Ali Es Safi. Certains de ces films ont révolutionné le langage cinématographique contemporain… Il s’agit, entre autres, des travaux de Maya Deren, sur le «vaudou» haïtien dans les années quarante qui ont donné naissance au cinéma expérimental aux USA ou bien de l’oeuvre de Jean Rouch avec ses «maîtres fous» et ses films sur le rituel du «Segui», qui ont fortement influencé le cinéma de la «nouvelle vague» en France et ailleurs. Une série d’ateliers de formation animés par des professionnels (percussion, métiers de la scène, audiovisuel…) seront par ailleurs ouverts aux jeunes artistes en herbe. Le budget se situe aux alentours d’1 million de DH, un montant apporté par la ville d’Essaouira, quelques sponsors et l’association Essaouira Mogador, qui a assuré plus de 25% du financement. Nadia BELKHAYAT

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