×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Les Européens veulent être fixés avant la fin de l'annéeDe notre correspondante à Bruxelles

Par L'Economiste | Edition N°:922 Le 22/12/2000 | Partager

. Des contacts diplomatiques et politiques de haut niveau ont apparemment été déployés, pendant le week-end dernier, entre Bruxelles et Rabat, pour débloquer la situationA Bruxelles, le contentieux sur l'accord la pêche traverse une phase si délicate que les responsables européens sont devenus, cette semaine, très avares en commentaires... Ni le commissaire Fischler, ni le ministre espagnol de l'Agriculture, Miguel Arias Ca?ete, ne se sont risqué à dire si, pour eux, le fait qu'une réunion technique avait finalement été fixée, ces 22 et 23 décembre, était un signe encourageant... «Ce n'est pas parce qu'il y a une réunion technique à Rabat, qu'il y aura un accord«, a déclaré le commissaire Fischler, mardi soir, à l'issue du Conseil des 15 ministres de l'Agriculture. Pour la Commission, la balle reste dans le camp de Rabat, et aucun responsable n'osait encore parler de la bonne ou mauvaise disposition politique du gouvernement marocain.«Dans l'histoire des accords avec le Maroc, les négociations se sont toujours prolongées jusqu'aux dernières heures... du dernier jour. Donc, nous restons confiants qu'un accord pourra finalement être trouvé avant la fin de l'année«, s'est contenté de déclarer, prudemment, le ministre espagnol Miguel Arias Ca?ete. . Tension et incertitudes«Nous risquons donc de devoir passer Noël et peut-être la nouvelle année, au Maroc, et le pire, sans savoir si cela servira à quelque chose!«, confiait un membre du cabinet pour expliquer la tension et l'incertitude qui régnaient dans les couloirs européens. Les délégations marocaines et européennes s'étaient quittées mardi 12 décembre, sans aucune perspective d'accord. Le blocage était tel qu'aucune date de poursuite des négociations n'avait été fixée. Dans son communiqué, Fischler avait imputé cet échec à l'intransigeance des Marocains. Il s'en était ensuite remis aux deux partenaires européens concernés, les ministres espagnol et portugais. Leurs instructions avaient été claires: carte blanche avait été donnée au commissaire pour faire pression au niveau politique pour qu'un accord soit obtenu. «Cela ne sert à rien de poursuivre indéfiniment des négociations techniques qui restent stériles, il faut faire bouger les choses d'en haut...Sans volonté politique de la part des Marocains, il n'y aura pas d'accord«, confiait un proche de Fischler. Pour les Européens, la dernière proposition marocaine reste inacceptable. Ils seraient prêts à négocier un accord de 4 ans au lieu de 5, mais refusent d'entendre parler d'un accord pour deux ans seulement. Les Européens refusent également de continuer à payer la même somme, soit 125 millions d'Euros annuels, pour un accord à la baisse. Ils ne veulent pas non plus voir la capacité de leur pêche diminuée de 90%, car cela impliquerait que seuls 60 à 70 des 385 bateaux qui pêchent actuellement en eaux marocaines pourraient maintenir leur activité. Socialement, cette situation serait extrêmement difficile à gérer pour le gouvernement espagnol. Pour les Européens, c'est tout aussi inconcevable d'accepter que 100% de leurs captures soient désormais débarqués en ports marocains.«S'il il n'y a pas d'accord, nous entrons dans un scénario très compliqué, où il va falloir prolonger les aides (NDLR: aux pêcheurs, actuellement en chômage technique) et mettre en route des plans de reconversion spécifique«, a expliqué le ministre espagnol, qui s'est voulu malgré tout optimiste. Il a rappelé les liens culturels et historiques qui unissaient les deux pays et réitéré la volonté de l'Espagne de coopérer avec le Maroc pour l'aider à développer son secteur de la pêche. Mais si il ne devait finalement pas y avoir d'accord, les Espagnols ont aussi tout prévu: au Conseil européen de Nice, ils ont fait passer un texte qui prévoit que les 125 millions d'Euros destinés au Maroc, dans le cadre de l'accord de pêche, passeraient dans les caisses des pays affectés, à savoir l'Espagne et le Portugal. (cf. notre édition du 13 décembre). P. B.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc