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Politique

Les à-côtés de la COP7

Par L'Economiste | Edition N°:1136 Le 02/11/2001 | Partager

. Des prestataires locaux se plaignent d'avoir été ignorés par les organisateurs . Mais le Ministère de l'Environnement se frotte les mains: Il récupère, à l'issue de la manifestation, une plate-forme de 350 ordinateursLes interprètes s'en sont plaints officiellement. Mais ils ne sont pas les seuls. L'organisation de la COP7 à Marrakech, du 31 octobre au 9 novembre, n'aurait pas profité aux prestataires de services marocains, à l'instar des autres événements tenus dans la ville.“Faux!” répondent les responsables du Ministère de l'Environnement. “Nous avons confié l'organisation à une agence de communication avec comme condition, de faire appel aux prestataires de services marocains”. C'est Publicis, l'agence de communication française, qui a obtenu le marché. Elle devait répondre à toutes les conditions imposées par le cahier des charges des Nations Unies. A ses côtés, la société d'intérim Manpower a été sollicitée pour mettre à la disposition de l'organisation 200 personnes, parlant couramment deux langues. Le côté sécurité a été assuré par l'ONU, en collaboration avec la sûreté marocaine. Dans son contrat, Publicis fournit la logistique d'hébergement et la plate-forme technique: ordinateurs, liaisons Internet, réseau... “L'ONU est intraitable sur le volet TIC”, précise-t-on. A elle seule, la partie informatique a nécessité une enveloppe de près de 8 millions de DH, estime-t-on. La commande a porté sur au moins 350 machines,“un marché qu'aucun revendeur marocain ne pouvait fournir en un mois”. C'est donc un revendeur français qui a fourni le matériel.En principe, seul le câblage et les logiciels auraient pu être assurés par les opérateurs locaux et selon des professionnels, ils ont été ignorés encore une fois.Bien avant le démarrage de la COP7, l'attribution des marchés a fait grincer des dents. Les interprètes à leur tour ont manifesté leur mécontentement. Certains tablaient sur l'événement. La conférence se tient en effet dans les 6 langues officielles des Nations Unies et les interprètes marocains qui ont fait leurs preuves s'estiment avoir été “injustement lésés” du fait qu'on leur ait préféré leurs homologues étrangers.Les organisateurs soulignent eux qu'il s'agit d'une pratique onusienne. En fait, les Nations Unies font appel à une équipe d'interprètes, “toujours la même”, pour tous ses événements, expliquent-ils. Un argument qui n'a pas tellement convaincu les traducteurs marocains. “Ce n'est pas la première fois que nous sommes marginalisés et que l'interprétariat est assuré par des étrangers”, dénonce un membre de la profession.“C'est une fuite du chiffre d'affaires”. C'est de cette manière que qualifie le directeur d'une société informatique, l'appel à des prestataires étrangers pour des manifestations qui se déroulent au Maroc. “Jamais, on ne pourra décoller si on continue ces pratiques”, ajoute-t-il. Toujours est-il que les organisateurs peuvent estimer que le marché est libre. Et il n'est pas dit que les sociétés locales soient plus compétitives que leurs homologues étrangères.Le budget alloué à l'organisation de la COP7 a été de 45 millions de DH. Il a concerné aussi bien la location de la salle, la mise en place de l'infrastructure télécommunications du centre presse que l'achat du matériel informatique. Au passage, ce matériel restera propriété du Ministère de l'Environnement, de même que le mobilier. Acheté pour les besoins de la conférence (l'ONU exige un aménagement spécifique des salles), il sera probablement distribué à des écoles. Ce sera au moins cela de gagné.Badra BERRISSOULE

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