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LES CAHIERS DE L’EMERGENCE
Toute l’économie sera pensée développement durable
Entretien avec Mohamed Yazid Zellou, wali de Chaouia-Ouardigha

Par L'Economiste | Edition N°:3383 Le 14/10/2010 | Partager

. Attractivité: Settat a des atouts pour concurrencer Casablanca. Le projet Ditema est une vitrine auprès des investisseursA une soixantaine de kilomètres du principal pôle économique du pays, la région Chaouia-Ouardigha, via son chef-lieu, Settat, centre sa politique de développement sur l’amélioration de son attractivité auprès des investisseurs. Elle dispose de quelques arguments solides, sa position géographique, ses infrastructures et la saturation de Casablanca. Mais tous ces facteurs ne suffiront pas, concède le wali de la région. Il faudra agir sur la qualité de vie en plaçant le développement durable au cœur de tout projet. - L’Economiste: Où en est la mise en oeuvre du plan stratégique de développement de la ville de Settat?- Mohamed Yazid Zellou: Effectivement, nous avons entrepris un ambitieux programme de développement urbain baptisé «stratégie de développement urbain» puisqu’elle a été choisie avec la ville d’El Jadida comme sites pilotes. Cette stratégie a été élaborée avec le concours des experts de la Banque mondiale, de la direction générale des collectivités locales (DGCL) et de la direction générale de l’urbanisme (DGU) au ministère de l’Intérieur. Un comité de pilotage a été créé pour étudier les différentes composantes du projet et veiller à son aboutissement avec une démarche participative à laquelle tous les acteurs et les composantes de cette ville (université, élus, autorités, services extérieurs, ONG et opérateurs économiques) ont été associés. Trois axes stratégiques ont été identifiés: le développement économique local avec l’objectif de faire de la ville de Settat et sa périphérie un pôle industriel d’excellence, le positionnement de la ville comme un pôle régional de compétences et l’amélioration de la qualité de vie.L’amélioration des conditions de vie des populations ne peut se réaliser sans l’amélioration des conditions de protection de l’environnement. A ce titre, nous pouvons nous appuyer sur la Charte nationale de l’environnement dont la mise en œuvre devrait augmenter la sensibilité aux problématiques environnementales. Pour la ville, désormais, la ligne directrice de toutes les options d’aménagement est le développement durable.- L’un des succès de la promotion de la région a été de convaincre les Espagnols du projet Ditema de s’implanter dans la province de Settat. - Effectivement, et cela a été le travail de toute une équipe. Compte tenu de l’importance du projet et de son rayonnement sur les plans régional et national, son pilotage a été réussi grâce à la détermination et à l’adhésion de l’ensemble des acteurs locaux et centraux (pouvoirs publics, élus locaux, acteurs économiques privés, etc.). Cet important projet, porté par un consortium de plus d’une centaine d’entreprises espagnoles de la région de Grenade, sera installé sur une superficie de 382 ha dans la commune de Tamedrost dans la province de Settat. Il est prévu la réalisation d’un parc logistique, industriel, tertiaire et résidentiel. Cette cité aura la particularité d’intégrer, sur un même espace et en parfaite harmonie, les usagers industriels, commerciaux et résidentiels tout en respectant le paysage environnant. Le projet fait désormais partie des plateformes industrielles intégrées de type P2I programmées dans le cadre du Pacte industriel national. - Quel peut être l’impact attendu d’un projet de cette envergure sur l’économie régionale?- Le développement du parc Ditema aura des retombées sur la ville de Settat et sa région. Il permettra de créer, à terme, plus de 3.500 postes d’emploi directs et 10.000 emplois indirects. Il vise un décollage multisectoriel en consolidant sa vocation industrielle et en améliorant sa part dans les exportations marocaines. Ceci, bien évidemment, devrait rejaillir sur l’attractivité de la province et permettre ainsi de contribuer à décongestionner Casablanca. Enfin, le projet inaugurera de nouvelles initiatives liées à des activités technologiques innovatrices et la réactivation des secteurs productifs prioritaires. - Mais en termes d’attractivité, Settat vit encore dans l’ombre de Casablanca…- Je ne partage pas ce constat. La région profite d’une position stratégique et centrale entre le nord et le sud du pays. D’une part, elle se trouve à proximité de la grande métropole économique, le port et l’aéroport Mohammed V. Cette situation est renforcée par la présence d’une importante infrastructure routière et ferroviaire qui lui confère le rôle de relais entre plusieurs espaces du territoire. D’autre part, la région est riche en potentialités minières et agricoles. Je vous rappelle qu’elle est qualifiée depuis des lustres de «grenier du Maroc». Sur le plan de l’investissement, sachez que les projets d’investissement dans  la région  Chaouia-Ouardigha sont constamment en hausse et les investisseurs qui s’y installent apprécient le climat des affaires. Selon l’étude Doing Business 2008 de la Banque mondiale, la région a été classée en 2e position sur le plan national pour la qualité du climat des affaires. Elle arrivait à la même position pour le transfert des titres de propriété et au troisième rang pour les délais de création d’entreprises. Enfin, la région dispose d’un potentiel touristique important, aussi bien dans le domaine littoral balnéaire que dans l’arrière-pays ou encore dans la richesse humaine et culturelle. Le tourisme de niche constituerait sans doute un gisement économique important et un facteur d’ouverture et d’attractivité pour toute la région.- Quel bilan pourriez-vous dresser de l’INDH dans la région?- En termes quantitatifs, 177 projets ont été initiés dans la province depuis le lancement du chantier royal en mai 2005. Le coût global de ces projets s’élève à 198 millions de DH dont 95 millions de DH au titre de la participation de l’INDH. Tous ces programmes ont bénéficié à 60.000 personnes. Ces projets, qui s’inscrivent dans la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement et l’amélioration de l’Indice de développement humain, ont permis de réduire le taux de pauvreté de 7 points (7,9% en 2007 contre 14,9% en 2004), les mortalités des mères à l’accouchement ont baissé de 65% et la déperdition scolaire chez les filles au primaire a baissé de 22%.Le programme de lutte contre la pauvreté en milieu rural a fait, quant à lui, l’objet de 41 projets pour un montant de 16 millions de DH, destinés essentiellement à la consolidation des infrastructures pour le désenclavement des populations, au renforcement des capacités de la femme rurale et à la redynamisation de l’enseignement préscolaire. Concernant le programme transversal, la province de Settat a lancé 91 projets pour 82 millions de DH dans différents secteurs sociaux. Ainsi, et en vue de contribuer à la réalisation de l’objectif 2 (l’éducation pour tous), 26 dour taliba et talib ont été construites ou rénovées avec une contribution de l’INDH de 17 millions de DH. Dans le même esprit et concernant l’incidence des maladies contagieuses, l’INDH a mis en place un centre et une unité mobile de diagnostic et de lutte contre la tuberculose avec un coût de 2 millions de DH. Concernant les activités génératrices de revenus, dont le but est le renforcement et l’autonomisation économique des femmes, seize projets  d’emploi en faveur de la femme rurale et des femmes en situation difficile ont été réalisés. Le coût global de ces projets s’élève à 9 millions de DH.Propos recueillis par Abdellah ECHAKHS

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