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Economie

Légère contre-performance à l’export

Par L'Economiste | Edition N°:2803 Le 20/06/2008 | Partager

. Une dépréciation attribuée à l’alternance végétative. Grosse concurrence de l’Egypte, Turquie, Espagne…. Premiers tests sur les marchés chinois, japonais…BILAN mitigé pour la campagne agrumicole à l’export. A une semaine du bouclage de la campagne, la filière accuse une légère baisse (-2,5%) dans les tonnages exportés, soit 570.000 tonnes contre 584.000 lors de la campagne précédente. Par groupe de variétés, «272.000 tonnes de petits agrumes sont exportés à ce jour contre 316.000 la campagne précédente, soit une baisse de 14%», précise Ahmed Derrab, de l’Association des producteurs d’agrumes (Aspam). Par petits agrumes, on entend clémentines et oranges Nour. Cette campagne, la clémentine s’inscrit aussi à la baisse (-10%). Cette variété enregistre 182.000 tonnes contre 201.000 pour la campagne précédente.Et c’est la variété Nour qui a accusé la plus forte baisse en tonnage à l’export. «L’on est passé de 92.000 à 60.000 tonnes actuellement. C’est une baisse spectaculaire de 35%», signale Derrab. Cette chute, les producteurs-exportateurs l’expliquent en partie par «le phénomène de l’alternance végétative». En clair, la récolte est plus ou moins bonne une campagne sur deux. En revanche, le groupe des oranges se porte mieux. Par type de produits, les exportations des oranges s’inscrivent en hausse (8%), soit 284.000 tonnes contre 265.000 la campagne précédente. Essentiellement Maroc Late (variété tardive du Maroc) qui a enregistré une hausse d’environ 9%, avec un tonnage total de 168.000 contre 156.000 tonne pendant la dernière campagne. Côté répartition des exportations par destination, l’Europe de l’Est s’attribue la part du lion. Cette zone a absorbé à elle seule près de 50% du total des exportations des agrumes marocains cette année. Vient ensuite l’UE avec 35% des exportations principalement vers la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne... L’Amérique du Nord a pour sa part reçu près de 15% du tonnage à l’export (Etats-Unis, Canada). Quant aux pays du Golfe et de la Scandinavie, les expéditions commencent à peine à prendre du rythme. Par ailleurs, depuis deux ans, les exportateurs font de petits essais sur l’Asie. L’on parle auprès de l’Aspam de marchés à fort potentiel, comme la Chine, le Japon et Singapour. «Il s’agit de petites quantités pour l’instant, car nous procédons à des tests sur ces marchés», précise Derrab. Il y a trois mois environ, le Maroc a signé, rappelons-le, un accord phytosanitaire pour faciliter l’accès de ses produits agricoles sur le marché chinois. «La Chine est un marché à très fort potentiel mais qui reste pour le moment assez fermé à cause notamment des normes phytosanitaires», explique Derrab. Selon le SG de l’Aspam, même si la Chine est un gros producteur d’agrumes, ses variétés restent généralement de qualité moyenne. Les exportateurs marocains tablent sur une niche de consommateurs chinois estimée à 5, voire 7% de la population. «Sur 1,3 milliard de Chinois, il y a à peu près 100 millions qui ont des revenus assez élevés leur permettant de consommer des produits importés à l’instar de nos agrumes», ajoute-t-il. D’autres pays exportateurs d’agrumes comme l’Espagne l’ont compris bien avant le Maroc et se sont positionnés sur le marché chinois. En plus de la concurrence traditionnelle menée par l’Espagne, les agrumes marocains subissent, depuis peu de temps, de plein fouet l’offensive des variétés turques et égyptiennes. «La concurrence de l’Egypte est plus agressive en raison de prix très compétitifs. Ce pays commence à nous bousculer sur les marchés de l’Europe de l’Est», prévient le SG de l’Aspam.La bonne performance des agrumes d’Egypte s’explique surtout par les coûts très bas de la main-d’œuvre, le coût de l’énergie, la disponibilité des subventions étatiques et la compétitivité de la livre égyptienne face aux monnaies étrangères… Autant de facteurs qui favorisent les produits égyptiens à l’export. Aux yeux des producteurs, la filière a besoin d’une offre plus importante. «Ce que nous produisons aujourd’hui est de moins en moins suffisant à l’export et au marché local», signale-t-on auprès de l’Aspam. Et c’est pour pallier cette situation qu’un contrat-programme a été signé en avril dernier entre la profession (Aspam) et le gouvernement via le département de tutelle. Le programme vise à atteindre un objectif de production de 2,9 millions de tonnes à l’horizon 2020 (soit une hausse de 130%). Pour le volet export, l’on prévoit de passer, en 2020, à 1,3 million de tonnes (+150%). Quant au marché local, il devra absorber 1,4 million de tonnes. Une évolution dans le tonnage qui passe inéluctablement par un renouvellement du verger (30.000 ha) ainsi que la programmation de nouvelles implantations (20.000 ha).


Marché local

CETTE année, le marché intérieur aura été très actif avec une demande assez soutenue et des niveaux de prix relativement satisfaisants, s’accordent à dire les producteurs. Compte tenu de la forte demande locale, un certain nombre d’entre eux a préféré vendre localement au lieu d’exporter. La clémentine et la Navel restent les variétés les plus consommées localement. Des variétés dites douces, très prisées par le consommateur marocain pour leur goût très sucré. Les Européens, eux, préfèrent par contre les variétés acidulées. «Si certains producteurs privilégient le marché local à l’export (grande distribution, marchés traditionnels, souks, marchés de gros…), c’est parce que le paiement est immédiat et se fait cash», précise Ahmed Derrab. D’autant plus qu’à un niveau de prix égal, des producteurs préfèrent de loin vendre localement avec moins d’effort en logistique, fret, manutention…Amin RBOUB

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