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Courrier des Lecteurs

Le taux unique n'est pas équitable et menace les crédits à faible montant

Par L'Economiste | Edition N°:666 Le 23/12/1999 | Partager

· La fourchette des taux (TEG) devrait se situer entre 16 et 22% pour un taux de refinancement de 8,5%.
· Les opérations demandant un suivi particulier coûteront plus cher


Le cabinet d'études et conseils Price Waterhouse a mené une enquête auprès d'un échantillon représentatif de 72% du secteur du crédit à la consommation. Les données recueillies lors d'entretiens avec les responsables des sociétés conjuguées au benchmarking avec l'expérience française ont permis de décomposer les taux pratiqués, de relever quelques remarques et d'émettre un certain nombre de propositions. Toutes vont dans le sens que l'application d'un TEG (taux effectif global) unique n'est pas équitable et menace une partie de l'activité. "Ce taux ne tient pas compte des conditions d'exploitation des sociétés de crédit. Il n'intègre pas les spécificités en matière de produits, de montants distribués ou de risque client", est-il noté. A son niveau actuel (15,63%) le taux d'enfer mettrait en péril le créneau des petits crédits dont le coût de revient est de l'ordre de 19%.
La principale résolution de l'étude est donc d'opter pour plusieurs taux d'usure spécifiques et adaptés. Cela "contraindra les sociétés à être performantes, instaurera une concurrence saine, évitera les abus et réduira progressivement le coût pour les clients", note l'étude.
Le rendement devrait varier selon le type de crédit et le niveau de risque essentiellement. A titre d'exemple, un crédit avec prélèvement à la source (fonctionnaires ou employés des organismes conventionnés) limite le risque de recouvrement, donc le rendement exigé doit être moindre. Une analyse des résultats des sociétés de l'échantillon étudié fait ressortir que la fourchette des taux (TEG) pourrait se situer entre 16 et 22% pour un taux de refinancement de 8,5%.
De plus, puisque les conditions de détermination de ces taux sont basées sur un suivi et un recouvrement normaux, il est proposé de fixer un barème de montants forfaitaires pour les opérations exceptionnelles demandant un suivi particulier et plus soutenu. Le taux facturé par les sociétés de crédit à la consommation appliqué actuellement (taux de sortie) est inférieur au rendement réel. Il est expliqué que "le taux de sortie moyen simulé reflète le rendement des crédits sains. L'existence dans le portefeuille des sociétés de crédit à la consommation d'un ensemble de créances en souffrance qui ne génèrent pas de produits fait que le rendement réel est inférieur au taux de sortie simulé". Pour tenir compte de cet aspect, une correction du taux de sortie s'impose. Sur la base d'un pourcentage moyen des créances en souffrance, qui se situe aux alentours de 11%, l'étude propose de majorer le taux de sortie simulé d'un pourcentage moyen de 12%.

Hanaa FOULANI

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