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    Courrier des Lecteurs

    Crédit à la consommation: L'étude de PriceWaterhouseCoopers

    Refinancement, risque et charges déterminent le taux de sortie
    Par L'Economiste | Edition N°:666 Le 23/12/1999 | Partager

    · L'absence d'une règle généralisée de classification des créances en souffrance rend difficile l'appréciation du risque
    · Les charges externes pèsent sur les frais généraux


    Quelle est l'incidence de la baisse continue du TEG sur les marges des sociétés de financement? Pourquoi telle ou telle société facture ses crédits moins cher que d'autres? En somme, comment est composé le taux de sortie appliqué par les sociétés de crédit à leur clientèle?
    Des questions qui ont toutes un jour préoccupé les différents agents économiques, notamment ceux qui ont déjà contracté des crédits auprès des établissements.
    Le taux de sortie est composé du taux de refinancement majoré des frais généraux et du risque.
    La première composante représente le coût de refinancement à travers ses différentes catégories (emprunts, dettes bancaires, fonds propres...).
    Pour les dix sociétés comprises dans l'échantillon, le coût de refinancement variait entre 8,2 et 10,4%, soit une moyenne de 9,4%.
    Le ratio dettes bancaires moyennes/encours moyen s'est établi à 0,74 tandis que les ressources nettes externes non rémunérées rapportées à l'encours moyen était de 8%.
    Depuis 1995, la tendance enregistrée au niveau de la structure des ressources est la régression du poste ressources externes non rémunérées au profit des dettes bancaires (de 5,3% en 1997 à 3,9% en 1998 pour les premiers et de 29,7 à 33,1% pour les seconds).
    Idem pour les fonds propres qui sont passés de 21,9% des ressources globales en 1997 à 17,6% en 1998.
    "La régression des ressources externes non rémunérées est due à la progression significative des prêts non affectés qui, contrairement au crédit automobile et dans une moindre mesure le crédit ménager, ne procure pas à la société un différé dans le décaissement des prêts", explique Price Waterhouse Coopers dans son étude.
    Deuxième composante du taux de sortie, celle des frais généraux qui représentent le coût mis en oeuvre par les sociétés de financement pour la distribution et la gestion des crédits. Cette dernière représente une partie non négligeable du résultat d'exploitation de toute société. En 1998, le total des frais généraux s'est élevé à 343 millions de DH pour un échantillon restreint de 5 sociétés, soit près du tiers du résultat net d'exploitation (RNE). A noter à cet égard que les frais généraux diffèrent d'une société à l'autre et selon plusieurs facteurs: type de crédits commercialisés, moyens de promotion et de distribution, cible, qualité du système d'information et de ressources humaines, montants de financements et la maturité des crédits. Une analyse de plus près des frais généraux fait ressortir une prépondérance des charges externes liées à l'octroi des crédits (voir tableau). Ces derniers comprennent entre autres les commissions des intermédiaires et apporteurs d'affaires, frais de publicité, commission DRPP...
    Par ailleurs, les frais du personnel continuent d'occuper une place importante dans les charges des sociétés avec 1,4% de l'encours moyen, ils se sont établis à 110,6 millions de DH en 1998. Selon les conclusions de l'étude, le niveau des charges d'exploitation et leur structure seront appelés à changer dans les années qui viennent. "Compte tenu des mutations en cours qui nécessitent des investissements non négligeables et des charges d'infrastructure, de communication et de ressources humaines, ce niveau est appelé à croître", explique l'étude.
    Mais la composante la plus influente est celle de l'appréciation du risque. Les sociétés de crédit à la consommation ne disposent pas encore de règles claires édictées par les autorités monétaires en matière de classification de créances en souffrance et de leur provisionnement. Pour l'heure, chaque société adopte ses propres règles de déclassement des créances en souffrance et décide du montant des provisions. A fin 98, et uniquement pour cinq grandes sociétés, les créances brutes se sont élevées à 9,2 milliards de DH. Ce montant comprend des créances en souffrance de l'ordre de 983 millions de DH couverts par des provisions à hauteur de 660 millions. Les créances déclassées représentent 12% de l'encours global.

    Youssra MAHFOUD

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