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Economie

Le sort de la Loi de Finances suspendu à la CDT

Par L'Economiste | Edition N°:527 Le 11/06/1999 | Partager

· Le groupe de la CDT à la Chambre des Conseillers critique sévèrement le gouvernement

· Le syndicat réclame 200.000 postes dans le secteur public et 300.000 autres dans le privé


L'examen du projet de Loi de Finances se poursuit à la Chambre des Conseillers. Après l'adoption des recettes, c'est la deuxième partie du budget qui est sous les projecteurs. Tout doit être bouclé avant 19 juin, date limite pour l'adoption du projet. La Commission des Finances, du Plan et du Développement Régional a adopté un seul amendement. La majorité a dû retirer les siens à la dernière minute. Celui adopté porte sur la promotion immobilière. Sont désormais exonérés de tous les impôts et taxes les promoteurs immobiliers qui s'engagent à construire des programmes de 3.500 logements.
Pour des observateurs, cette disposition est taillée sur mesure pour les Organismes Sous Tutelle de l'Habitat (ERAC, SNEC, Attacharouk et l'ANHI), pratiquement les seuls promoteurs à pouvoir lancer des programmes de cette envergure.
Tout se déroule normalement sauf que la CDT qui dispose de 12 membres est disposée à jouer les trouble-fêtes. Son chef de file, M. Omar Drissi, ne le cache pas. Il a d'ailleurs été clair lors de son intervention en plénière à la Chambre des Conseillers. Son discours a été minutieusement préparé avec les instances centrales du syndicat à Casablanca.
M. Omar Drissi, président du groupe parlementaire de la CDT à la Chambre des Conseillers, ne mâche pas ses mots. D'emblée, il critique le gouvernement: le vote du "budget de transition" a été politique, il en va autrement pour celui-ci. Pour lui, le gouvernement d'alternance a marginalisé le dossier social et a officialisé le gel des salaires. Il est aussi responsable du retard enregistré dans le dialogue social.

Le verdict de la CDT est sévère. Ce syndicat n'a présenté aucun amendement et se réserve le droit de créer la surprise générale le dernier jour. Le comportement à adopter vis-à-vis de la Loi de Finances dépendra de l'issue des tractations qui se déroulent dans les coulisses entre la centrale et le gouvernement. Une source proche du dossier assure que le ministre en charge de l'Emploi, M. Khalid Alioua, a rencontré la semaine dernière le leader du syndicat, M. Mohamed Noubir Al Amaoui, à Genève en marge de la conférence du Bureau International du Travail.
Toujours est-il, la CDT ne dissimule plus ses intentions. Si ses revendications ne sont pas satisfaites d'ici là, elle donnera des sueurs froides et des insomnies à M. Fathallah Oualalou en votant contre le projet de Loi de Finances à la Chambre des Conseillers.
Pour M. Drissi, le combat contre le chômage est possible, mais à condition de mettre en place de nouveaux mécanismes. En effet, la CDT propose de créer 200.000 emplois dans le secteur public et 300.000 autres dans le privé. Pour cela, il est nécessaire de prendre certaines dispositions. La première consiste à supprimer les privilèges et les agréments pour les redistribuer au profit de ceux qui en ont besoin. Un impôt sur la fortune doit être institué. Autre disposition, la réduction des gros salaires à un "niveau raisonnable". Sur ce point, la CDT réclame de relever le niveau de "l'IGR des gros revenus" sans préciser quel en est le niveau.

Dernière proposition, la centrale s'engage à renoncer aux 10% d'augmentation des salaires prévue pour le personnel du secteur public et semi-public. Le montant sera versé dans un fonds destiné à soutenir l'emploi.
M. Drissi cite également les collectivités locales comme niche génératrice d'emplois. Selon lui, certaines manquent d'encadrement.
Pour lui, le gouvernement d'alternance n'est en fait qu'un prolongement des précédents. Le conseiller rappelle les slogans de la campagne électorale et les concepts-clés au moment de la formation du gouvernement...

Mohamed CHAOUI

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