×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Courrier des Lecteurs

    Le programme de travail de la SBVC

    · A quand la chambre de compensation?

    Par L'Economiste | Edition N°:431 Le 28/01/1999 | Partager

    Outre le parachèvement de la réforme technique, la Bourse de Casablanca veut désormais mettre le paquet pour recruter de nouvelles sociétés à la cote et attirer des investisseurs institutionnels étrangers. Figurent également dans le pipe des projets d'amendements de loi pour développer les différents compartiments.

    Nouveau tournant pour la Bourse de Casablanca. L'essentiel du dispositif destiné à sécuriser le marché est maintenant mis en place. Toutefois, tant que le système de règlement/livraison chapeauté par le Dépositaire Central n'est pas pleinement opérationnel, il manquera une pièce essentielle à la sécurisation de la place: la chambre de compensation. Logée à la Bourse, cette chambre devrait entraîner dans son sillage la mise en place de la garantie de bonne fin et de la procédure de rachat automatique. A préciser que la première sera assumée par la société gestionnaire et la seconde par les sociétés de bourse. A ce niveau, aucune échéance ne peut être avancée par l'équipe opérationnelle de la Bourse, puisque la création de cette chambre de compensation reste tributaire de l'apurement définitif des positions des sous-dépositaires, celles des banques en l'occurrence. Autre challenge à relever dans les prochains mois: le développement du rôle commercial de la Bourse. "Jusqu'à présent, la place de Casablanca a sciemment mis en veilleuse l'aspect commercial, contrairement aux autres places de la région.

    Une dizaine d'OPV cette année


    Nous avons préféré d'abord nous organiser avant de nous vendre", tient à rappeler M. Zouhair Bensaïd, président-délégué de la Bourse de Casablanca. Désormais, il s'agit à la fois d'amener à la cote les sociétés locales suffisamment mûres, mais aussi de démarcher de manière plus agressive les institutionnels étrangers. Ce volet devrait d'ailleurs impliquer l'Association Professionnelle des Sociétés de Bourse (APSB).
    Sur le plan local, les professionnels tablent sur une dizaine d'offres publiques de vente durant 1999. La privatisation d'Itissalat Al-Maghrib est, elle, aussi fortement attendue. Une opération qui devrait aider Casablanca à se rendre plus attractive aux yeux des investisseurs étrangers. A ce niveau, la Bourse et l'APSB comptent d'ailleurs mettre à profit la tournée organisée début février par le Ministère des Finances dans six pays du Golfe pour promouvoir la place dans la région. "Cela constituera également une occasion pour démontrer que Casablanca n'est pas une place exclusivement tournée vers les pays occidentaux", est-il souligné.

    Amender la loi


    Quoi qu'il en soit, le démarchage de nouveaux gestionnaires de fonds, anglo-saxons notamment, ne sera pas aisé, car il bute sur une défaillance de la loi. En effet, le Dépositaire Central n'est pas assujetti au contrôle de l'autorité de marché, le Conseil Déontologique en Valeurs Mobilières. Autrement dit, en cas de non-dénouement d'une opération, Maroclear n'a aucun compte à rendre. "Dans ce contexte, les fonds américains par exemple continueront de refuser de prendre des positions, quelles que soient les opportunités offertes, car la SEC le leur interdit". D'où la nécessité d'amender la loi pour soumettre le Dépositaire Central au contrôle d'un régulateur public.
    Un amendement sera également nécessaire pour revoir les critères d'accès au second marché. Le Ministère des Finances, en tant qu'autorité de tutelle, y serait favorable. A rappeler que, depuis son instauration en novembre 1996, aucune société n'a franchi le pas de ce marché, car les critères retenus sont jugés trop proches de ceux permettant l'accès au premier compartiment.
    Quant à la création de nouveaux compartiments destinés d'une part aux start-up technologiques et aux projets d'infrastructure, elle figure toujours dans les priorités de la Bourse. Toutefois, elle requiert elle aussi un amendement à la loi.

    Mouna KABLY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc