×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Economie

    Le marché de l'emploi sous pression

    Par L'Economiste | Edition N°:1686 Le 19/01/2004 | Partager

    . La population en âge d'activité est passée à 62% en 2003Augmentation de la population en âge d'activité et amélioration de la scolarisation des enfants entre 6 et 11 ans. Telles sont les principales tendances qui se dégagent de la dernière note d'information du haut-commissariat au Plan. Ainsi, la population en âge d'activité est passée de 49,4% en 1971, à 55,9% en 1994 et à 62% en 2003. L'augmentation de cette catégorie a aggravé la pression sur le marché de l'emploi, déjà surchargé. Il va falloir résorber les futures demandes d'emploi. Du souci en perspective pour les décideurs.En effet, le niveau de la population active a atteint 10,7 millions de personnes en 2002, soit un taux brut d'activité de 36,1%.La répartition par âge de cette population fait ressortir une donnée de taille: une diminution du travail des enfants, dans le milieu urbain, qui est passé de 3,1% en 1995 à 0,9% en 2002. Cette performance trouve son explication dans la généralisation de la scolarisation et la lutte contre le travail des enfants. Sur le chapitre de l'éducation, les données recueillies montrent que les indicateurs d'alphabétisation et de scolarisation se sont améliorés.Selon le haut-commissariat au Plan, le taux d'analphabétisme chez la population âgée de 10 ans et plus, a atteint 48,3% en 1998/1999. Or, ce taux avoisinait 87% en 1960, soit une baisse de 39% en l'espace de 40 ans.. Le rural pénaliséLes femmes demeurent les plus touchées par ce phénomène, et plus particulièrement les rurales. Sur un autre volet, et au titre de l'année académique 2002-2003, l'effectif de la population scolarisée dans les différents types d'établissements, à l'exception du préscolaire, de la formation professionnelle et l'enseignement supérieur privé, s'est élevé à plus de 6 millions de personnes, soit près de 1,7 million de plus qu'en 1993-1994.Le milieu rural reste pénalisé, malgré les campagnes de scolarisation. L'écart entre urbains et ruraux est quasiment nul dans le primaire. En revanche, il se creuse au fur et à mesure que le niveau scolaire augmente. Cela peut s'expliquer par l'interruption du processus de scolarisation et le manque d'infrastructures dans les campagnes. En détail, en 2002-2003, les établissements d'enseignement primaire, publics et privés, ont accueilli 4,1 millions d'écoliers, soit 1,2 million de plus qu'en 1993-1994. Pour sa part, l'enseignement collégial a connu la même tendance. En effet, le nombre des élèves inscrits pour l'année scolaire 2002-2003 a atteint 1,1 million contre 874.000 en 1993-1994. Pour l'enseignement secondaire, il a accueilli en 2002-2003 plus de 556.000 élèves, dont 46,7% sont des filles. Le milieu rural est toujours à la traîne. À peine 6,1% contre 2,1% en 1993-1994.Par ailleurs, en l'espace de quatre décennies, la population a plus que doublé, d'après les projections démographiques réalisées par le CERED. Elle est passée de 11,6 millions en 1960, à 26 millions en 1994 pour atteindre en 2003 près de 30 millions. Cette hausse s'explique par les modifications importantes au niveau des comportements en matière de fécondité et de mortalité. Il s'agit bien de l'effectif de la population et non du taux d'accroissement qui, lui, est en baisse. Il serait actuellement de l'ordre de 1,53% contre 2,80% pendant la période 1960-1971.Mohammed EL HARRATI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc