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    Les conserveurs de poisson investissent

    Par L'Economiste | Edition N°:1686 Le 19/01/2004 | Partager

    . Ils comptent miser 200 millions de DH cette année. Pourtant, les usines ne tournent pas à plein régime Accélérer la mise à niveau de la flotte de pêche côtière, encourager l'intégration verticale et simplifier les procédures à l'export. L'Union nationale des industries de la conserve de poisson (UNICOP) est sortie avec ces principales recommandations lors d'une journée d'information organisée à Marrakech le 17 janvier. Le but est de porter les exportations de la filière à 3,5 milliards de DH d'ici 2007. En 2002, les expéditions vers l'étranger ont représenté un peu plus de 2 milliards de DH, soit leur niveau en 1995! Selon les prévisions, elles s'élèveraient en 2003 à environ 3 milliards de DH.Le ministère de la Pêche a rappelé, lors de cette journée d'information, sa stratégie pour le développement du secteur. Les principaux axes sont connus: préservation des sources halieutiques et mise à niveau que les professionnels ont déjà amorcée, précisent les responsables du ministère. Les entreprises qui ont su s'adapter se sont maintenues sur le marché. D'autres plus fragiles ont fermé leurs portes. Pour preuve, «ce quartier de la mort» à Safi où seules 14 entreprises sont encore fonctionnelles alors que dans les années 80, elles étaient plus d'une soixantaine. On ne le répètera jamais assez, l'industrie de la pêche fait face à de grosses difficultés d'approvisionnement. Elles sont dues essentiellement à la saisonnalité de l'activité, au poids que prend le circuit informel de commercialisation de la matière première et enfin au système de fixation des prix, estiment les professionnels. D'après eux, le secteur connaît d'autres faiblesses qui ont trait cette fois à l'état des infrastructures de débarquement et de manutention. La multiplication des intervenants aussi bien au débarquement qu'au niveau de la certification à l'export est également montrée du doigt. En dépit de toutes ces contraintes et d'un recul de la production en 2002 (-2,3% par rapport à 2001), le secteur a affiché un bilan positif. D'après les chiffres de l'Unicop et l'EACCE (Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations), l'année 2003 n'est pas moins bonne: les 40 unités appartenant à 28 entreprises de la filière ont pu transformer plus de 280.000 tonnes et en exporter près de 100.000 pour une valeur de 2,9 milliards de DH. Les usines dont la capacité de production est de 350.000 tonnes par an n'ont tourné qu'à 80%. Pourtant, les conserveurs comptent investir cette année quelque 200 millions de DH dans la modernisation de leurs unités. Depuis 1998, ils ont injecté près de 500 millions de DH dans le même dessein.L'Europe se taille la part du lion dans ces exportations avec près de 44%. Les pays africains arrivent en deuxième position (39%), suivis de loin par le Moyen-Orient avec 12,6%. Le reste est réparti entre des pays de l'Amérique et de l'Asie/Océanie. De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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