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Economie

Financement de la PME/PMI
Banques et opérateurs se renvoient la balle

Par L'Economiste | Edition N°:1686 Le 19/01/2004 | Partager

. Les banques sont priées d'être moins frileuses . Les opérateurs quant à eux doivent montrer patte blancheLa difficulté d'accéder au financement reste pour la PME/PMI le principal frein au développement. Le sujet a été encore une fois remis sur le tapis lors de la conférence organisée, vendredi 16 janvier, par la BEI et la CGEM sous le thème “Le développement de l'entreprise, dimension essentielle de l'économie marocaine”. La manifestation qui a attiré une foule impressionnante est la première qu'organisera la Banque Européenne d'Investissement dans les pays partenaires méditerranéens pour promouvoir le secteur privé. Ces rencontres permettront, selon Philippe de Fontaine, vice-président de la BEI, de présenter les modalités des interventions de la banque dans le cadre de la Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat (FEMIP). Elles ont aussi pour objectif de dialoguer avec les chefs d'entreprise et les représentants de l'administration afin de mieux comprendre les contraintes et d'adapter au mieux les instruments. Premier à intervenir, Abderrazak El Mossadeq, ministre délégué auprès du Premier ministre en charge des Affaires économiques et de la Mise à niveau, a exposé les mesures gouvernementales prises à l'occasion du lancement du programme de mise à niveau. Au-delà de la FEMIP, la Commission européenne est prête à soutenir ce processus ainsi que l'a indiqué Sean Doyle, ambassadeur, chef de la délégation européenne au Maroc. La politique de mise à niveau est également accompagnée par le secteur bancaire, objet de critiques des opérateurs économiques. Ces derniers soutiennent mordicus, à chaque fois que l'occasion leur est offerte, que les banques sont le principal frein au développement de la PME/PMI. Frileuses, discriminatoires, pratiquant des taux prohibitifs…. Responsabilité partagée“Et pourtant, la surliquidité qui a persisté sur le marché financier durant ces dernières années devait normalement inciter les banques à jouer le jeu: utiliser cette surliquidité pour financer les entreprises”, souligne un opérateur économique. Dans ce contexte, plusieurs signaux ont été envoyés par les autorités monétaires en vain (www.leconomiste.com). Toutefois, la responsabilité est partagée entre banquiers et entrepreneurs. “Sans une coopération entre banques et entreprises, le processus de mise à niveau ne peut fonctionner”, rappellent plusieurs banquiers. Si les banques sont un peu réticentes ou pointilleuses à octroyer des crédits, c'est à cause du fort taux de contentieux. Mais aussi à cause du manque de transparence de la PME. Touefois, les banquiers devront, de leur côté, arrêter d'exiger des garanties, rétorquent les opérateurs. La mise à niveau incombe aux deux parties et le retard enregistré est de leur faute dans une certaine mesure.Autre faille du système de financement pointée du doigt: le flou qui entoure la mission des organismes de garantie. Les patrons espèrent que cette activité fera rapidement l'objet d'une remise en ordre. “Pour l'instant, ces organismes opèrent à l'aveuglette et une entreprise peut se retrouver avec une double demande de garantie, l'une émanant de sa banque et l'autre de l'organisme de garantie!” dénoncent-ils (www.leconomiste.com). Quant à la sous-utilisation des lignes étrangères, elle s'explique, selon les mêmes managers, par le manque de motivation des banques. “Celles-ci préfèrent proposer leurs produits de financement parce qu'elles les maîtrisent et qu'elles en tirent plus de profit, plutôt que de s'engager dans une procédure lourde, contraignante et faiblement rémunératrice”. D'où la nécessité d'assouplir l'utilisation de ces fonds et de mettre en concurrence l'ensemble des banques.Fédoua TOUNASSI

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