×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Economie

    Le développement régional entre les mains des élus

    Par L'Economiste | Edition N°:273 Le 27/03/1997 | Partager

    Les missions économiques de la région sont clairement définies par le projet de loi. Le succès de cette autre décentralisation dépend de l'usage qui en sera fait et de la volonté des élus de faire aboutir le projet.


    «Si la collectivité locale représentée par la commune apparaît comme l'unité territoriale et la cellule de base dans le processus de décentralisation administrative, la région constitue le cadre privilégié de la décentralisation économique et sociale fondée sur la conception et la réalisation de projets et de programmes de développement», affirme M. Mustapha El Ktiri, député de l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP). «Ces programmes auront à canaliser et à drainer les moyens matériels et financiers de la région».
    En effet, cette vision qualifiée de globale est étayée par l'énoncé de plusieurs prérogatives et missions assignées à la région. Outre l'élaboration d'un plan de développement économique et social régional dans le sens des orientations du plan national répondant aux besoins réels exprimés par les représentants de la région, cette entité devra réaliser un plan régional d'aménagement territorial conforme aux directives du plan national.

    La région apportera sa contribution financière aux organismes et sociétés d'économie mixte qui poursuivent un intérêt régional ou commun à plusieurs régions. Autre prérogative: la région sera amenée à «entreprendre toute activité ou action de nature à promouvoir l'emploi et atténuer le chômage dans la perspective des orientations nationales d'insertion des jeunes dans la vie active».
    La formation professionnelle et celles à caractère social et culturel relèvent de son champ de compétence, particulièrement les actions de nature à conforter le développement économique et social. Le projet prévoit «la promotion de la culture, du sport et toute activité récréative et éducative s'inscrivant dans le sens d'une prise en charge par la région de sa population».
    L'environnement n'a pas été en reste. Une de ses missions consiste à concevoir et à prendre des mesures pour la protection de l'environnement et la lutte contre la pollution en vue d'assurer un cadre de vie de qualité.

    Corriger les inégalités


    Le projet n'a pas omis le volet de la promotion de l'investissement privé. Il s'agit d'encourager l'initiative privée par le développement et l'implantation dans le territoire de la région des zones industrielles et des zones d'activité économiques. La région interviendra également dans la gestion rationnelle des ressources hydrauliques, notamment par la contribution de l'Assemblée régionale dans l'élaboration du schéma-directeur d'aménagement intégré des eaux des périmètres irrigués. De même, la région contribuera à l'élaboration de la politique de l'eau initiée par l'Etat au niveau national.
    Autres missions: la promotion et le soutien des actions de solidarité, d'entraide et de coopération interrégionale dans le domaine du caritatif et la sauvegarde des spécificités urbanistiques.

    Aux yeux de M. El Ktiri, ce cadre régional constitue une plate-forme de développement et de correction des inégalités entre les différentes régions du pays. L'inégalité de leur niveau d'expansion est manifeste. M. El Ktiri se veut rassurant et soutient que ce nouveau cadre régional devra atténuer les écarts et les disparités entre les régions. En outre, ce fossé se réduira également à la faveur de la Charte d'investissement qui stipule que les régions les moins développées recevront des encouragements et des mesures d'incitation leur permettant de rattraper le retard accumulé. Ceci s'effectuera en fonction de deux critères. Le premier a trait au niveau du développement économique, social et infrastructurel de base afin de donner la priorité aux plus faibles. Le second concerne leur capacité d'absorption du capital, c'est-à-dire la faculté d'assimiler et rendre faisable un projet ou un programme d'investissement, indique-t-il.
    Mais M. El Ktiri conditionne le succès de cette nouvelle entité par la volonté des conseillers élus de l'Assemblée régionale qui seront également présents au sein de la Chambre des Conseillers par le biais du Collège des grands électeurs et celui des salariés. ils devront traduire par des actions concrètes les projets porteurs de développement.

    Mohamed CHAOUI






    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc