×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Le ciment fébrile à fin novembre

    Par L'Economiste | Edition N°:3428 Le 21/12/2010 | Partager

    . Les intempéries et Aïd El Adha… principales causes . Sur les 11 premiers mois, les ventes ont baissé de 1,76%LES ventes du ciment ont bien du mal à rebondir. Tout au long de 2010, l’évolution du secteur a subi un effet yoyo, faisant parfois du surplace. En tout cas, le cumul des ventes à fin novembre 2010 semble confirmer cette tendance. Il inscrit le marché du ciment dans une quasi-stagnation. Sur les 11 premiers mois de l’année, les ventes ont baissé de près de 1,76%. En effet, elles ont enregistré 13,35 millions de tonnes contre 13,59 millions durant la même période en 2009. La baisse de 22,71% des ventes en novembre 2010 par rapport au même mois, une année auparavant, s’inscrivent dans le même trend baissier. Elles sont passées de 1,1 million de tonnes en novembre 2009 à 857.430 à fin novembre dernier. Cette tendance ne peut s’expliquer que par la contraction saisonnière de la demande, en raison principalement de l’Aïd El Adha et du ralentissement net de l’activité des chantiers. De plus, les fortes intempéries de fin novembre ont également impacté et perturbé le rythme des travaux dans les chantiers (immobiliers, routes, autoroutes…). Du côté de l’Association des professionnels du ciment (APC), l’on parle de phase transitoire. «On aura sans doute un peu plus de visibilité en début 2011», répètent les opérateurs. Par région, les ventes ont montré des signes d’essoufflement en 2010. Ainsi, Marrakech a enregistré une baisse de 2,86%. Une conséquence de l’arrêt des chantiers touristiques dans la région. Mais le résultat reste meilleur que celui annoncé le mois dernier (-14%). Tanger-Tétouan recule de 10,92%, l’Oriental de près de 5%, Casablanca (2,63%). Dans la région Doukkala-Abda, es ventes ont chuté de 17,22% à fin novembre. En revanche, les régions du sud sauvent la mise avec des évolutions positives. La consommation du ciment dans la région de Oued Eddahab-Lagouira a réalisé un bond 17,83%. Encore mieux, Guelmim Es-Smara a réalisé une hausse exceptionnelle de 30%. Quant à Agadir, elle a vu sa consommation de ciment croître de 10,49%.


    Combustibles alternatifs

    L’IMPACT de l’énergie représente plus de 60% des coûts variables de production de ciment et conditionne les prix du coke. Aussi, les cimentiers ont-ils commencé à s’intéresser aux combustibles alternatifs (pneus usés déchiquetés, huiles usagées, divers déchets industriels…). A cet effet, ils ont établi avec les pouvoirs publics un partenariat visant à valoriser/éliminer une partie des déchets industriels et ménagers. Une opération qui présente le double avantage de récupérer des combustibles alternatifs et de voir les cimentiers offrir leurs services pour l’élimination des déchets industriels. «L’ensemble des cimenteries ont développé des systèmes de réduction des poussières diffuses. Le secteur a consenti 1,5 milliard de DH», affirme Mohamed Chaïbi, président de l’APC. Quant aux nouvelles cimenteries créées depuis 2008, elles répondent aux standards en matière de sauvegarde de l’environnement. En fait, 15% du total des investissements sont réservés à la protection de l’environnement (équipements, plantations d’arbres, réhabilitation de carrières…)Mohamed AZMANI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc