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    Economie

    Fès/Artisanat
    Des prêts pour transférer les activités polluantes

    Par L'Economiste | Edition N°:3428 Le 21/12/2010 | Partager

    . Ils sont accordés aux artisans à un taux de 5,45% . Encourager la viabilisation des villages Benjellik et Aïn NokbiLES activités polluantes du secteur de l’artisanat sont en voie de disparition dans la médina de Fès. C’est ce que confirment, en effet, les responsables du département de l’artisanat. Selon eux, la viabilisation des villages artisanaux de Benjellik et Aïn Nokbi est passée à la vitesse supérieure. De fait, le transfert des artisans vers la première zone se concrétise et près de 40% des unités sont en cours de réalisation. Ce projet sera boosté grâce à l’accord qui vient d’être conclu avec le Crédit Agricole. Le département d’Anis Birou, qui l’annonce non sans fierté, explique qu’en dépit de cet accord, les artisans bénéficient d’un prêt dont le taux d’intérêt est fixé à 5,45%, soit pratiquement le même que celui proposé aux agriculteurs. Ainsi, l’opposition au transfert exprimée auparavant faute de financement (cf. www.leconomiste.com) n’a plus lieu d’être. En outre, l’avantage de ce prêt, c’est qu’il est octroyé avec un différé d’une année. Un délai qui permettra aux artisans d’assurer la transition vers des fours à gaz non polluants, mais aussi de monter de nouvelles unités. Inscrite dans le cadre du Plan de développement régional de l’artisanat (PDRA), l’opération sera finalisée d’ici fin 2011. D’ores et déjà, la fumée noire qui couvrait le ciel de l’ancienne médina n’est plus qu’une triste et vieille histoire. «La lutte contre la pollution artisanale, qui a été lancée par le Souverain dans le cadre de la Vision 2015, figure parmi les actions prioritaires du développement durable. Il faut qu’elle aboutisse dans les plus brefs délais», souligne un haut responsable de la ville. Ainsi, élus et autorités de Fès mettent la main dans la main pour lutter contre les activités polluantes du secteur de l’artisanat. Il s’agit d’un projet (27 ha) pilote dont le coût de réalisation s’élève à 33 millions de DH. Cette enveloppe servira notamment au regroupement des potiers-zelligeurs. L’objectif étant d’augmenter leur productivité, d’améliorer leurs conditions de travail et leurs revenus et de les appuyer, entre autres, en termes d’équipement.Rappelons qu’à son lancement, l’opération «chirurgicale» a suscité de vifs remous auprès des potiers. Aujourd’hui, le bilan est pertinent. Il fait état de la destruction de près de 200 fours traditionnels (160 à Aïn Nokbi et 34 à Sahrij Gnaoua). Pour le département d’Anis Birou, les artisans optant pour le transfert bénéficieront d’un appui allant du montage du dossier, du suivi, jusqu’à l’aide à l’acquisition des fours à gaz qui atteint 60% du financement. Cette aide leur sera déboursée en février prochain. En attendant, une cinquantaine d’artisans ont déjà élu domicile à Benjellik. Leurs unités sont en cours de construction. Mais l’absence de moyens de transport public peut faire piétiner, en quelques sortes, ce chantier. Sur ce volet, les autorités de la ville et la régie en charge du transport urbain, doivent dédier une ligne pour desservir Benjellik. Cette question est à l’étude. Elle devrait aboutir à une solution dans quelques jours, assure-t-on auprès de la délégation de l’artisanat. D’autre part, le quartier Aïn Nokbi accueille actuellement quelque 80 unités de production de dinanderie sur les 235 prévues initialement et un foundouk financé par la commune de Fès dont le taux de construction a déjà atteint 70%. Ayant bénéficié d’un investissement de plus de 170 millions de DH, ce projet vise à regrouper les dinandiers opérant dans la médina de Fès. De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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